Genève: 20'000 déclarations fiscales ont été mal datées
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Genève20'000 déclarations fiscales ont été mal datées

L'administration genevoise a envoyé des milliers de déclarations 2016 au lieu de 2017 à ses contribuables. «Sans conséquences dommageables», mais «pas très professionnel».

par
Lucie Fehlbaum/jef
Quelques 20'000 contribuables genevois ont reçu cette année une déclaration estampillée 2016, au lieu de 2017.

Quelques 20'000 contribuables genevois ont reçu cette année une déclaration estampillée 2016, au lieu de 2017.

mpo

«Ça pèse combien tout cela dans le budget ?», s'interroge une Genevoise. Elle s'étonne de découvrir que l'Administration fiscale du canton a envoyé à des milliers de contribuables des formulaires de déclaration 2016 au lieu de 2017. «Et les tonnes de papier gaspillé ? Ça me scandalise un peu quand-même.»

De son côté, une fiduciaire de la place a «reçu toute une série de déclarations avec la date 2016. Puis, mes clients m'ont envoyé les déclarations 2017, avec une lettre de l'administration faisant état d'un «incident technique indépendant de notre volonté».»

«Parfaitement utilisables»

Roland Godel, chargé de communication au Département des finances (DF), souligne que «les déclarations envoyées qui comportent par erreur la mention de l'année 2016 sur le haut de la première page imprimée demeurent parfaitement utilisables pour les contribuables». Un courrier, envoyé ces jours-ci, explique tout cela aux 20'000 personnes qui ont reçu une déclaration erronée.

«Le coût de l'envoi de la lettre d'explication correspond grosso modo au coût postal, et est assumé par le centre éditique, qui dépend du Département de la Sécurité et de l'Economie (DSE)», précise Roland Godel. A ce courrier est joint un exemplaire 2017. Mais les déclarations estampillées 2016 déjà retournées à l'administration seront traitées normalement.

Pour la fiduciaire, «déjà que l'on paie cher nos impôts, ce n'est pas très professionnel. Une administration, on aimerait pouvoir s'y fier. Avec des incidents de ce type, on peut douter de ses compétences.»

Un «bug» en cause

L'origine du problème vient «d'un bug dans la configuration d'une imprimante du Centre éditique de l'État, qui dépend du DSE (qui imprime les impôts ou les votations, ndlr). Autrement dit, la boulette n'est pas du fait du fisc. Ce «bug» a touché les déclarations au moment d'une réimpression, explique le DF.

«Avec toutes les facilités techniques actuelles, comment peut-on faire des bêtises pareilles?, questionne la fiduciaire. Alors OK, ce sont des machines, mais derrière les machines, il y a quand même des êtres humains...»

Pour les personnes concernées chez qui ce «bug» a pu occasionner un retard dans l'envoi de leur déclaration, l'administration fiscale accordera sans frais un délai supplémentaire de deux semaines pour le retour de la déclaration, soit mi-avril au lieu de fin mars.

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