Actualisé 16.01.2015 à 17:41

Météo

2014: année la plus chaude jamais enregistrée

L'année 2014 a été la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880, a annoncé vendredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

La température moyenne au sol et sur les océans a été 0,69 degré Celsius au-dessus de celle du XXe siècle. Le mercure a dépassé les précédents records de 2005 et 2010 de 0,04 degré. Ce record de chaleur a été observé partout dans le monde, précise la NOAA.

Décembre a également enregistré une température moyenne sans précédent, a ajouté la NOAA, qui a précisé que des mesures effectuées indépendamment par la Nasa arrivent aux mêmes conclusions. Les températures de décembre ont été 0,77 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

Gaz à effet de serre

Sur l'ensemble de l'année, la température moyenne globale à la surface des terres s'est située un degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle, soit la quatrième plus élevée depuis 1880. Celle des océans a été 0,57° supérieure à la moyenne des 134 dernières années, ce qui en fait la plus élevée de toutes les années entre 1880 et 2014, battant les records précédents de 1998 et 2003 de 0,05 degré.

La température moyenne de la basse stratosphère (entre 15 et 20 km d'altitude) a diminué tandis que celles dans la troposphère, les couches plus basses de l'atmosphère, ont augmenté, ce qui est une indication d'un réchauffement provoqué par des gaz à effet de serre, explique la NOAA.

Etendue neigeuse dans la moyenne

Selon ses données analysées à l'Université Rutgers (New Jersey), l'étendue moyenne de la couverture neigeuse annuelle dans l'hémisphère nord en 2014 a été de 63,4 millions de km2, dans la moyenne des mesures effectuées depuis le début des observations par satellites en 1978.

Durant la première moitié de 2014, la couverture neigeuse avait été sous la moyenne historique, mais elle est repassée au-dessus vers la fin de l'année.

Fonte des glaces

L'étendue moyenne des glaces dans l'océan Arctique a été de 28,4 millions de km2 en 2014, la sixième plus petite superficie annuelle mesurée depuis 36 ans. En revanche la surface des glaces dans l'Antarctique a été mesurée à une étendue record en 2014 pour la deuxième année consécutive avec 33,8 millions de km2.

Ces records de température se sont produits en l'absence du courant chaud du Pacifique El Niño, qui généralement apparaît tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. La NOAA estimait fin 2014 qu'il y a près 60% de chances qu'El Niño refasse son apparition dans le courant de l'hiver dans l'hémisphère Nord.

Peu de temps pour agir

Dans son dernier rapport publié en avril, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) estime qu'en l'absence d'un changement majeur et rapide dans la production énergétique mondiale, très dépendante du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre mondial sera de 3,7 à 4,8°C à l'horizon 2100.

Selon le Giec, il reste peu de temps pour agir afin de limiter la hausse des températures à deux degrés d'ici la fin de ce siècle par rapport aux niveaux de l'ère pré-industrielle. Au-delà de ce niveau, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses, dont la montée importante du niveau des océans avec la fonte accélérée des glaces arctiques, la multiplication d'intempéries catastrophiques, la disparition d'espèces animales avec la perte de leur habitat et davantage de conflits.

Les dirigeants du monde doivent se retrouver en décembre à Paris pour tenter de trouver un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique. (ats)

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