Actualisé 03.12.2014 à 15:59

Météo

2014, une année climatique exceptionnelle

Les températures relevées entre janvier et octobre pourraient faire de 2014 l'année la plus chaude depuis 1880, une tendance ayant contribué à de graves inondations, selon l'OMM.

Comme beaucoup d'autres régions dans le monde, le Tessin a connu de fortes inondations, cette année.

Comme beaucoup d'autres régions dans le monde, le Tessin a connu de fortes inondations, cette année.

L'année a été marquée par des nombreuses inondations, liées à des précipitations très intenses et au réchauffement du climat. Plusieurs records ont été battus, a indiqué mercredi l'OMM dans son rapport annuel.

Douze tempêtes majeures venues de l'Atlantique ont balayé le Royaume-Uni en janvier et février. L'hiver 2014 a été le plus humide que ce pays ait connu, le total des précipitations représentant 177% de la normale.

Juillet et août ont été très arrosés en France, où le cumul de pluie est le plus élevé qui ait été observé sur cette période de l'année depuis 1959. Entre le 16 et le 20 septembre, certaines régions du sud de la France ont enregistré des cumuls de pluie dépassant 400 mm, soit trois à quatre fois la quantité normale d'un mois de septembre. A nouveau fin novembre, les intempéries dans le sud de la France ont fait au moins cinq morts.

Les Balkans durement frappés

En mai, des inondations dévastatrices ont frappé la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, faisant plus de deux millions de sinistrés. En septembre, le sud de la péninsule des Balkans a reçu plus de 250% de la moyenne mensuelle des précipitations, tandis que dans certaines régions de Turquie, les pluies ont représenté plus de 500% de la normale.

En Russie, les républiques de l'Altaï, de Touva et de Khakassie, dans le sud de la Sibérie, ont reçu fin mai-début juin des quantités de pluie représentant plus du double de la moyenne mensuelle. En novembre, de fortes pluies se sont abattues sur le centre et le sud du Maroc, provoquant de graves inondations.

Millions de sinistrés

Sur la façade Pacifique de l'ouest du Japon, le cumul de pluie en août a représenté 301% de la normale, soit le plus élevé qui ait été constaté depuis 1946. En août et septembre, des pluies abondantes ont provoqué de graves inondations en Inde et dans le nord du Bangladesh et du Pakistan, faisant des millions de sinistrés.

En mai et juin, des cumuls de précipitations dépassant de 250 % la moyenne de référence ont été relevés au Paraguay, dans le sud de la Bolivie et dans certaines régions du sud-est du Brésil. Le Paraná est sorti de son lit, les inondations touchant surtout le Paraguay où le nombre de sinistrés a dépassé les 200'000.

Les 29 et 30 avril, des pluies torrentielles se sont abattues sur le sud-est, le centre du littoral atlantique et le nord-est des Etats-Unis, déclenchant des crues éclair de grande envergure. Une station, en Floride, a enregistré sur deux jours un cumul de pluie record de 519,9 mm, a indiqué l'OMM.

Sécheresses

L'année a aussi été marquée par des sécheresses liées à des vagues de chaleur. Par exemple, dans la partie méridionale du nord-est de la Chine et dans certains secteurs du bassin du fleuve Jaune et du bassin de la Houai, les précipitations estivales ont représenté moins de 50 % de la normale, ce qui a causé une grave sécheresse.

En Amérique centrale, certaines régions ont accusé des déficits pluviométriques pendant l'été. Certaines régions de l'est et du centre du Brésil doivent faire face à une grave sécheresse caractérisée depuis plus de deux ans par des déficits hydriques marqués.

A la mi-novembre 2014, une grande partie de l'ouest des Etats-Unis souffrait encore de la sécheresse, certaines régions de la Californie, du Nevada et du Texas ayant reçu moins de 40 % des précipitations normales si l'on se réfère à la période 1961-1990.

En début d'année, la sécheresse a aussi touché le Canada, où de nombreuses régions, dans l'ouest et le nord, n'ont reçu que 50 à 70 % des précipitations normales entre janvier et avril.

(ats)

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