2022, une bonne année pour les tigres mais pas pour les rennes

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Bilan écologique2022, une bonne année pour les tigres mais pas pour les rennes

Plusieurs espèces menacées comme les baleines à bosse ou les gypaètes barbus ont repris du poil de la bête, mais cela a empiré pour les manchots empereurs et les lièvres.

par
Comm/M.P.
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Les gagnants 2022 était l’année du Tigre dans le calendrier chinois. D’après les recensements actuels, une croissance de 50% a été enregistrée depuis la dernière année du Tigre, en 2010, les effectifs étant désormais de 4500 à 5000 grands félins. Les chiffres sont particulièrement réjouissants au Népal: 355 tigres y vivent à l’heure actuelle, soit près de trois fois plus qu’en 2009.

Les gagnants 2022 était l’année du Tigre dans le calendrier chinois. D’après les recensements actuels, une croissance de 50% a été enregistrée depuis la dernière année du Tigre, en 2010, les effectifs étant désormais de 4500 à 5000 grands félins. Les chiffres sont particulièrement réjouissants au Népal: 355 tigres y vivent à l’heure actuelle, soit près de trois fois plus qu’en 2009.

Ola Jennersten/N/TT
Aras de Spix Ils ont fait leur grand retour cette année au Brésil. Après plus de 20 ans d’absence, une vingtaine de ces petits perroquets bleus a été relâchée en 2022 dans leur habitat naturel. D’autres devraient suivre. Ces oiseaux sont accompagnés d’aras d’Illiger indigènes, qui doivent les aider à mieux s’acclimater à leur nouvelle vie sauvage. Au début des années 2000, il ne restait plus que 55 aras de Spix en captivité. Grâce à un programme de reproduction, on en compte aujourd’hui près de 290.

Aras de Spix Ils ont fait leur grand retour cette année au Brésil. Après plus de 20 ans d’absence, une vingtaine de ces petits perroquets bleus a été relâchée en 2022 dans leur habitat naturel. D’autres devraient suivre. Ces oiseaux sont accompagnés d’aras d’Illiger indigènes, qui doivent les aider à mieux s’acclimater à leur nouvelle vie sauvage. Au début des années 2000, il ne restait plus que 55 aras de Spix en captivité. Grâce à un programme de reproduction, on en compte aujourd’hui près de 290.

imago/ZUMA Press
Espèces de requins et de raies commercialisées En novembre, la Conférence mondiale de la CITES a décidé de mieux protéger les requins-requiem, les requins-marteaux et les grandes raies-guitares. Leur commerce international n’est autorisé que si leurs populations ne sont pas menacées de disparition. Dans ces conditions, plus de 90% de toutes les espèces de requins et de raies sont désormais protégées du commerce non régulé et non durable. Cette décision est importante puisqu’un tiers de ces animaux sont menacés de disparition, surtout en raison de la surpêche.

Espèces de requins et de raies commercialisées En novembre, la Conférence mondiale de la CITES a décidé de mieux protéger les requins-requiem, les requins-marteaux et les grandes raies-guitares. Leur commerce international n’est autorisé que si leurs populations ne sont pas menacées de disparition. Dans ces conditions, plus de 90% de toutes les espèces de requins et de raies sont désormais protégées du commerce non régulé et non durable. Cette décision est importante puisqu’un tiers de ces animaux sont menacés de disparition, surtout en raison de la surpêche.

Alexis Rosenfeld/Divergence

Pour les rennes, les rhinocéros blancs, les manchots empereurs et les lièvres bruns, 2022 n’aura pas été une bonne année. Heureusement, le bilan annuel des gagnants et perdants établi par le WWF compte quelques nouvelles positives. Par exemple du côté des tigres, des aras de Spix, des gypaètes barbus ou des baleines à bosse. Le récent accord mondial sur la biodiversité permet d’espérer un frein à la crise des espèces. La liste des gagnants et des perdants citée ici n’est pas exhaustive,

D’après le Living Planet Report 2022, les populations de vertébrés examinées ont en moyenne reculé de 69% depuis 1970. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN inventorie plus de 42 100 espèces animales et végétales menacées, soit près de 30% de toutes les espèces suivies par l’organisation.

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Les perdants: La plus grande population de rennes au monde s’est effondrée depuis 2014, passant de 417 000 animaux à 250 000. En 2000, les effectifs dans la région de Taimyr, dans l’Arctique russe, étaient encore d’un million de rennes. La crise climatique et le braconnage sont les plus grandes menaces qui pèsent sur les cousins de Rudolph.

Les perdants: La plus grande population de rennes au monde s’est effondrée depuis 2014, passant de 417 000 animaux à 250 000. En 2000, les effectifs dans la région de Taimyr, dans l’Arctique russe, étaient encore d’un million de rennes. La crise climatique et le braconnage sont les plus grandes menaces qui pèsent sur les cousins de Rudolph.

WWF
Lièvre en Suisse Il y a encore un demi-siècle, il n’était pas rare de pouvoir observer un lièvre bondissant dans les champs de notre pays. Depuis les années 1960, sa population a fortement diminué. Entre 1990 et 2020, sa densité sur 100 hectares a reculé de 4,5 à environ 2,5 individus. L’exploitation agricole intensive est une raison importante de cette raréfaction, en particulier l’utilisation massive d’engrais et de pesticides, ainsi que la mécanisation. Les maladies, les ennemis naturels et la crise climatique aggravent aussi sa situation.

Lièvre en Suisse Il y a encore un demi-siècle, il n’était pas rare de pouvoir observer un lièvre bondissant dans les champs de notre pays. Depuis les années 1960, sa population a fortement diminué. Entre 1990 et 2020, sa densité sur 100 hectares a reculé de 4,5 à environ 2,5 individus. L’exploitation agricole intensive est une raison importante de cette raréfaction, en particulier l’utilisation massive d’engrais et de pesticides, ainsi que la mécanisation. Les maladies, les ennemis naturels et la crise climatique aggravent aussi sa situation.

Ola Jennersten/WWF
Syrphides (famille de mouches) Selon la liste rouge de l’UICN, plus d’un tiers de toutes les espèces de syrphides d’Europe (soit 314 sur 890) sont menacées de disparition en raison du changement d’affectation des terres, de l’utilisation des pesticides et de la crise climatique. Ce phénomène n’est pas anodin: ces diptères sont des insectes pollinisateurs importants qui contribuent également à lutter contre les pucerons.

Syrphides (famille de mouches) Selon la liste rouge de l’UICN, plus d’un tiers de toutes les espèces de syrphides d’Europe (soit 314 sur 890) sont menacées de disparition en raison du changement d’affectation des terres, de l’utilisation des pesticides et de la crise climatique. Ce phénomène n’est pas anodin: ces diptères sont des insectes pollinisateurs importants qui contribuent également à lutter contre les pucerons.

Ola Jennersten/WWF

Le WWF place beaucoup d’espoir dans le Cadre mondial sur la biodiversité de Kunming-Montréal signé par 196 États, dont la Suisse. Destiné à préserver la biodiversité, il vise à protéger au moins 30% des terres, des mers ainsi que des écosystèmes d’eau douce, côtiers et marins de la planète. Sa mise en œuvre sera décisive pour la qualité de la vie sur la planète.

Pour Thomas Vellacott, directeur général du WWF Suisse: «Si nous continuons de détruire la nature au rythme actuel, l’être humain fera bientôt lui aussi partie des grands perdants. En effet, de l’air que nous respirons jusqu’à la nourriture que nous mettons dans nos assiettes en passant par l’eau potable et la prospérité économique, nous dépendons sur toute la ligne d’une nature saine et variée pour survivre.»

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