Ligue des champions: 24 millions pour panser les plaies du FCZ en championnat
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Ligue des champions24 millions pour panser les plaies du FCZ en championnat

A l'instar des autres formations suisses ayant goûté à la lucrative ligue, Le FC Zurich n'a pas réussi à se qualifier pour les 8es de finale. L'heure est au bilan, forcément mitigé.

Comme pour ses prédécesseurs - Grasshopper, Bâle et Thoune - l'engagement du FCZ sur le front européen lui a valu une nette baisse de forme sur la scène nationale.

Seule une formation helvétique a su faire aussi bien que la saison précédente alors qu'elle participait à la Ligue des champions: Grasshoppers en 1995/96, qui a conservé son titre de champion suisse. Sinon, les Sauterelles ont perdu leur bien en 1997 (3es), tout comme Bâle la saison passée (3e) et, de manière encore plus surprenante, en 2003, alors qu'il évoluait à un niveau peut-être jamais atteint par un club suisse auparavant. Thoune, vice-champion en 2005, a lui chuté à la 5e place l'année suivante.

Répétition d'efforts

«Un club suisse peut réussir en Super League même s'il joue la Ligue des champions. J'en suis convaincu!», affirme Bernard Challandes. «Il ne faut pas tout mettre sur le dos de la C1. Il convient de séparer les deux choses.» Le FCZ, qui n'a gagné que trois fois lors de ses treize derniers matches, semble pourtant avoir payé un lourd tribut à la réalisation de son rêve.

«Nous voulions faire une belle campagne, en nous préparant au mieux, car c'est un honneur pour un club suisse que d'y participer, continue Challandes. C'est vrai que, dans ces circonstances, le championnat passe un peu au second plan. C'était en ce sens surtout un problème dans la tête.»

Peut-être pas uniquement. Le FCZ, ni aucun de ses confrère helvétique, n'a la profondeur de banc des formations de pays plus huppés. Ni même l'habitude de répéter les efforts à la même cadence, d'autant plus quand les parties se déroulent à ce niveau de jeu. Par exemple, un club suisse non engagé en Europe joue au maximum 42 matches en une saison, s'il va jusqu'en finale de la Coupe. Soit à peine quatre de plus que le nombre de journées de Liga, de Serie A et de Ligue 1. En ajoutant les coupes nationales, les parcours européens et les rencontres internationales, la différence devient énorme.

Six points seulement

Pourtant, Challandes affirme que l'aventure en C1 n'a pas eu de conséquences si directes sur son équipe. «Nous avons trop souvent manqué le coche en championnat. Il fallait mieux faire, nous pouvions mieux faire, ne pas perdre des points bêtement. C'était surtout un problème de gestion mentale.»

La situation de Zurich en Super League n'est cependant de loin pas catastrophique. Certes, son huitième rang est indigne de son talent, de son potentiel et de son budget. Mais le champion en titre ne concède finalement que six points à Lucerne, troisième du classement. Rien d'insurmontable.

Une manne providentielle pour le FCZ

Pour un club suisse, participer à la Ligue des champions s'apparente à une véritable mine d'or. Le parcours du FC Zurich, qui a pris fin mardi soir contre l'AC Milan, lui rapporte la coquette somme de 24 millions de francs. Qui se décompose de la manière suivante: 3,2 millions pour sa participation aux deux rounds de qualification et 10 millions pour la phase de poules. A quoi s'ajoutent 5 millions provenant de la vente des billets et 4 millions des droits de retransmission TV. Enfin, la victoire et le match nul contre Milan rapportent 1,8 million de plus au FCZ. cam

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