La bourde?: «24heures» irrite les vignerons vaudois
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La bourde?«24heures» irrite les vignerons vaudois

Le «grand quotidien vaudois» propose des bouteilles de vins valaisans en cadeau à ses nouveaux abonnés. Une initiative qui n'est pas du goût de l'Office de promotion des vins vaudois.

par
gco
Proposer des vins valaisans aux nouveaux abonnées de «24 heures», une maladresse? (dr)

Proposer des vins valaisans aux nouveaux abonnées de «24 heures», une maladresse? (dr)

Dans sa dernière campagne en quête de nouveaux abonnés, le journal «24heures» drague les Vaudois avec une proposition étonnante. En récompense d'un abonnement d'une année à 399 francs, le journal offre, au choix: une vignette autoroutière, 2 mois supplémentaires d'abonnement ou des vins (4 bouteilles de 50cl d'une valeur de 38 francs) de la cave de Jacques Germanier, à Conthey (VS).

«Proposer des vins valaisans est pour le moins maladroit pour un journal qui veut (se) donner l'image d'un quotidien vaudois! S'il veut offrir des vins, «24heures» peut simplement s'adresser à nos bureaux. Nous sommes là pour cela!», s'offusque Nicolas Schorderet, secrétaire général de l'Office des vins vaudois.

«Pour faire part de mon mécontentement, j'ai envoyé un courrier il y a environ 3 semaines à «24heures». Je n'ai toujours pas reçu la moindre réponse! C'est d'autant plus dommage que nous sommes partenaires de ce quotidien, dans lequel nous passons pas mal d'annonces», poursuit-il.

«C'était une opportunité»

Contacté par «20 minutes», le «département vente, acquisition et fidélisation du lectorat» de «24heures» revient sur son offre. «Il s'agit d'une même proposition pour des abonnements annuels présente sur «24heures», mais aussi sur la «Tribune de Genève». Proposer des vins valaisans aux lecteurs genevois et vaudois nous a paru plus simple que d'offrir du vin genevois aux Genevois et du vin vaudois aux Vaudois», assure-t-on.

Conclusion pour tenter de se dédouaner de cette initiative qui alimente les discussions dans les caveaux de Lavaux: «Ce n'est pas nous qui avons contacté un vigneron valaisan pour cette opération. C'est Jacques Germanier lui-même qui nous a approchés durant l'été pour nous proposer ses produits, afin de promouvoir sa marque dans d'autres cantons. On a trouvé l'idée intéressante et on a saisi l'opportunité qui convenait aux deux titres.»

«Trahie par la Julie»

En campagne genevoise, cette offre fait aussi grincer des dents. Dans une lettre au courrier des lecteurs, Christine Vocat, du domaine Les secrets du soleil à Dardagny, faisait par de sa consternation à la rédaction de «La Tribune de Genève», le 15 novembre dernier. «Tu offres des vins valaisans aux nouveaux abonnés... Quelle déception. Moi, femme de vigneron genevois, je me sens trahie, déçue, bouleversée. Pourquoi nous es-tu infidèle, à nous, gens de la campagne qui t’aimons tant. Mais si notre quotidien ne nous soutient plus, alors où va-t-on?», dénonçait la Genevoise.

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