Violences en Libye: 26 journalistes expulsés et d'autres disparus
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Violences en Libye26 journalistes expulsés et d'autres disparus

Le régime de Mouammar Kadhafi a expulsé le jour même 26 journalistes étrangers pourtant invités par les autorités de Tripoli, au motif que leur visa aurait expiré.

Reporters sans frontières (RSF) a affirmé jeudi que le régime de Kadhafi avait expulsé 26 journalistes étrangers pourtant invités par les autorités de Tripoli, au motif que leur visa aurait expiré.

«Hier soir (mercredi), une liste de 26 noms de journalistes (...) a été affichée dans le hall de l'hôtel où ils résident. Les autorités invoquent officiellement l'expiration de leurs visas», écrit RSF dans un communiqué. D'après elle, «il resterait aujourd'hui une centaine de journalistes étrangers dans la capitale libyenne».

Série d'arrestations

L'organisation de défense des médias note que l'expulsion des reporters suit «une large série d'arrestations et d'expulsions de professionnels de l'information par les autorités de Tripoli depuis plusieurs semaines». Elle cite notamment les cas du correspondant du «Daily Telegraph», Damien McElroy, et du journaliste américain de l'agence de presse britannique Reuters, Michael Georgy.

En outre, RSF dit avoir «appris de source sûre», non précisée, la disparition de quatre journalistes dans l'est de la Libye depuis le 4 avril. Il s'agirait d'un journaliste sud-africain, de deux Américains et d'un Espagnol. Une journaliste syrienne, Rana Akbani, est également portée disparue depuis le 28 mars.

L'organisation rappelle aussi que trois journalistes de la chaîne panarabe Al-Jazira -Ahmed Vall Ould el-Dine (mauritanien), Ammar Al-Hamdane (norvégien) et Kamel Ataloua (britannique)- sont toujours détenus par les forces loyalistes dans l'ouest du pays depuis leur arrestation début mars. (ap)

Deux morts dans une attaque

Une attaque aérienne, que les rebelles attribuent à l'OTAN, a tué au moins deux insurgés jeudi près de Brega, dans l'est de la Libye. Cinq autres rebelles sont décédés sous les bombardements des forces kadhafistes à Misrata, où l'ONU s'inquiète de la situation. Paris et Washington ont de nouveau exigé le départ de Mouammar Kadhafi.

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