Actualisé 10.01.2012 à 21:50

Niveau de vie260'000 enfants pauvres en Suisse

La précarité touche plus d'un quart de millions de jeunes en Suisse, selon Caritas. L'association caritative réclame des mesures.

Malgré un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète, la Suisse compte quelque 260'000 enfants pauvres, soit 13'000 classes d'école, selon les estimations de Caritas. Comme la mobilité sociale est très faible dans le pays, cette pauvreté est également héréditaire, a dénoncé lundi l'oeuvre d'entraide. Or, elle a des conséquences pour ces enfants qui se trouvent exclus des activités et des possibilités de formation des jeunes de leur âge. C'est la raison pour laquelle Caritas demande au monde politique et à l'administration de prendre des mesures.

Les conditions-cadres de la politique familiale ne suffisent apparemment pas à réduire la pauvreté des enfants en Suisse, a déploré Caritas. Ces enfants défavorisés se trouvent exclus et n'ont pas les mêmes chances que leurs amis mieux lotis.

Appel aux autorités

Pour Caritas, il s'agit donc aujourd'hui de combattre ces mécanismes d'exclusion. Elle lance donc un appel aux autorités cantonales et communales afin qu'elles prennent des mesures pour garantir des moyens d'existence et réaliser l'égalité des chances. Ce qui doit se faire en soulageant le travail des parents et en encourageant la réalisation de logements à loyer modéré.

Mettre en place des offres

Il est également nécessaire de verser des prestations complémentaires pour les familles et de mettre en place des offres en matière de garde des enfants et de formation, a précisé l'oeuvre d'entraide. C'est seulement à de telles conditions que les enfants défavorisés ne seront pas mis à l'écart et seront sur pied d'égalité avec leurs amis. Caritas mène divers projets dans ce but.

Mauvais résultats scolaires

Ces 260'000 enfants vivent dans des ménages dépendant de l'aide sociale ou faisant partie des «working poor». Ces jeunes ne souffrent pas seulement du manque d'argent, mais également du manque de repas sains, de logements précaires ou d'habits adaptés. Ce qui conduit à une perte d'estime de soi et à de mauvais résultats scolaires alors qu'ils doivent déployer le plus grande partie de leur énergie pour maintenir la cohésion familiale et ne pas perdre leurs amis. En outre, les parents pauvres ont moins de temps pour leurs enfants et moins d'offres de formation. (ap)

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