Syrie: 28 civils tués à Alep, Kerry appelle à la retenue
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Syrie28 civils tués à Alep, Kerry appelle à la retenue

Des bombardements rebelles ont tué 28 personnes dans deux quartiers contrôlés par les forces gouvernementales.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

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Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

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Au moins 28 civils ont été tués au cours des dernières 24 heures par des bombardements rebelles sur Alep, dans le nord de la Syrie, a annoncé lundi 1er août au soir l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Parmi les personnes tuées dans deux quartiers d'Alep contrôlés par les forces gouvernementales figurent «six enfants et huit femmes», a précisé Rami Abdel Rahman, responsable de cette ONG. Des dizaines de personnes ont également été blessées, a-t-il ajouté.

Les insurgés et leurs alliés djihadistes cherchent à desserrer le siège total imposé depuis le 17 juillet par les forces du régime aux quartiers rebelles.

20 civils tués depuis dimanche, selon Sana

Selon l'agence officielle syrienne Sana, 20 civils ont été tués depuis dimanche par les bombes, les roquettes ou les tirs de snipers sur ces quartiers. Neuf personnes, dont trois enfants, ont été tuées lundi, et 11 autres dimanche, selon Sana.

La semaine dernière, Moscou avait annoncé l'ouverture de «corridors humanitaires» de l'est vers les quartiers gouvernementaux pour les civils et les rebelles qui se rendent.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a quant à lui exhorté le régime syrien, son allié russe et les groupes rebelles à faire preuve de retenue dans leurs combats.

Echec reconnu à demi-mots

John Kerry, co-artisan avec le Russe Sergueï Lavrov d'une quête d'une solution diplomatique au conflit syrien, a d'ailleurs reconnu à demi-mots l'échec du projet de transition politique qui avait été fixée au 1er août.

«Il est évidemment essentiel que la Russie se maîtrise et freine le régime Assad dans leurs attaques, tout comme il est de notre responsabilité d'obtenir de l'opposition qu'elle évite de s'engager dans ses opérations», a plaidé John Kerry lors d'une conférence de presse.

Il a exprimé ses «grandes inquiétudes pour ce qui se déroule sur le terrain» à Alep, la grande ville du nord de la Syrie où des rebelles et leurs alliés djihadistes cherchent à desserrer le siège total imposé depuis le 17 juillet par les forces syriennes. Les Etats-Unis continuent de «tenter de faire en sorte (...) qu'on arrête la violence», a assuré John Kerry.

Il faut «conjurer l'échec», selon Paris

Son homologue français Jean-Marc Ayrault lui a écrit samedi, ainsi qu'à Sergueï Lavrov, pour les presser de «tout mettre en oeuvre pour conjurer l'échec» d'une solution politique en Syrie.

Washington et Moscou co-président le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), qui rassemble une vingtaine de pays et s'est donné en novembre 2015 à Vienne une feuille de route pour la paix, entérinée en décembre par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Un organe de transition politique était prévu ce 1er août, ainsi qu'une Constitution et des élections d'ici mi-2017. En février, le GISS avait aussi arraché un accord de cessation des hostilités mais qui a volé en éclats. John Kerry a reconnu implicitement l'échec de ce processus.

«Entre le moment où cette date (du 1er août) a été annoncée et aujourd'hui, quasiment tout le temps a été consumé pour essayer d'instaurer une cessation des hostilités qui soit significative», a déploré le secrétaire d'Etat. «Nous verrons dans les prochaines heures, les prochains jours, si cette dynamique peut être modifiée», a-t-il conclu. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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