280 millions pour de l'immobilier militaire
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280 millions pour de l'immobilier militaire

Après le Conseil des Etats, le National a accepté jeudi par 111 voix contre 68 de libérer 280 millions de francs pour les constructions et rénovations dans l'immobilier militaire.

Le programme 2008, contesté uniquement par la gauche, porte sur 23 crédits.

La facture est équivalente à celle de l'an dernier. Sur la somme totale demandée, 170 millions de francs doivent aller au domaine de la défense, alors que 81 millions seront consacrés à des adaptations architecturales pour l'infrastructure d'engagement. Les 110 millions restants se répartissent entre divers projets de moindre importance.

Six projets dépassent la barre des 10 millions: 18,9 millions devraient aller à la transformation de la pharmacie de l'armée à Ittigen (BE) et 16 millions à l'assainissement de la caserne de troupe II à Thoune (BE). La deuxième étape du Centre d'instruction au combat de la place d'armes de Walenstadt (SG) est devisée à 14 millions.

La pose de câbles à fibre optique dans plusieurs installations reviendra à 13,9 millions. Les travaux d'assainissement de la caverne à l'aérodrome de Meiringen (BE) sont estimés à 11,83 millions. Enfin, l'assainissement du laboratoire de défense ABC coûtera 11,24 millions.

Gauche isolée

Les propositions du camp rose-vert ont toutes été repoussées. Il aurait notamment voulu que le Conseil fédéral limite l'enveloppe à 230 millions, ce qui correspondrait aux montants votés dans le cadre des budgets 2006 et 2007. Ces investissements sont prématurés alors que les effectifs reculent et que l'armée n'a pas terminé sa mue, a noté en vain Francine John-Calame (Verts/NE).

La gauche trouvait en outre déplacés les projets pour les forces aériennes à Meiringen et Sion tant que le peuple ne s'est pas prononcé sur l'initiative de Franz Weber contre le bruit des avions militaires dans les zones touristiques. Aucune mesure irréversible ne sera prise avant le scrutin du 24 février, a rétorqué le ministre de la défense Samuel Schmid. Une nouvelle analyse serait effectuée le cas échéant. (ats)

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