Allemagne: 2e jour du procès contre le présumé espion suisse
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Allemagne2e jour du procès contre le présumé espion suisse

Le détective privé suisse accusé d'espionnage en Allemagne pourrait échapper à la prison s''il éclaircit certains points.

Tribunal de Francfort.

Tribunal de Francfort.

Keystone

Au deuxième jour de son procès, qui s'ouvre jeudi à Francfort, le présumé espion suisse devrait faire «des aveux pratiquement complets», a dit son avocat Valentin Landmann à la radio alémanique SRF. Il y a de bonnes chances qu'une solution à l'amiable soit trouvée.

Mais c'est «naturellement le juge» du tribunal de Francfort qui aura le dernier mot à ce sujet. Et le défenseur d'émettre de la réserve quant à une libération de son client le même jour.

Celui-ci va prendre position de manière détaillée sur tous les reproches, affirme jeudi M. Landmann. L'avocat de l'ex-policier zurichois âgé de 54 ans s'est montré très critique envers le service de renseignement de la Confédération. Ce dernier n'a aucunement soutenu son client, bien qu'il l'ait mandaté.

Des points à éclaircir pour échapper à la prison

Après avoir été interrompu la semaine passée, le procès se poursuit jeudi. Le détective privé suisse est accusé par le parquet fédéral allemand de soupçons d'activités d'espionnage. Il pourrait échapper à la prison ferme à condition qu'il éclaircisse certains points restés flous.

Le parquet exige un an et demi à deux ans de prison avec sursis ainsi qu'une peine pécuniaire de 50'000 euros, selon le procureur Lienhard Weiss. Mais l'accusé doit faire des aveux crédibles et complets, a insisté le président du tribunal: sans cela, les juges n'entrent pas en matière.

Procès écourté

Le procès pourrait par conséquent se terminer plus tôt que prévu. Initialement agendé jusqu'en décembre, il pourrait finir sur un accord à l'amiable, jeudi ou la semaine prochaine. En cas de désaccord entre la défense, l'accusation et le tribunal, le Suisse risque jusqu'à cinq ans de prison ferme.

Le détective privé est accusé d'avoir espionné, de juillet 2011 à février 2015, les autorités fiscales de Rhénanie du Nord-Westphalie. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) l'aurait chargé d'identifier les inspecteurs du fisc qui oeuvraient à recueillir des données sur des clients allemands de banques suisses. Ce «007» helvétique avait été arrêté le 28 avril à Francfort. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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