Actualisé 29.08.2011 à 22:04

Libye3 enfants de Kadhafi et son épouse en Algérie

L'épouse du colonel Mouammar Kadhafi et trois enfants de l'ex-chef de la révolution libyenne sont entrés lundi en territoire algérien

L'épouse de Mouammar Kadhafi et trois de ses enfants sont entrés lundi en Algérie, a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères. Les rebelles libyens, qui avancent vers Syrte, ville natale du guide déchu, ont affirmé qu'ils allaient demander à Alger de les ramener au pays.

«L'épouse de Mouammar El Gueddafi, Safia, sa fille Aïcha et ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08h45 (09h45 en Suisse) par la frontière algéro- libyenne», a déclaré le ministère dans un communiqué diffusé par l'agence APS. Aucune indication sur l'ancien homme fort libyen lui- même n'a été fournie.

«Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de Mahmoud Jibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT)», a ajouté le ministère.

A cette annonce, un porte-parole du CNT a indiqué que les rebelles libyens allaient «demander à Alger de les ramener». Le CNT estime que l'Algérie commettrait un acte d'agression en accordant l'asile aux membres de la famille de Kadhafi.

Khamis tué?

Parmi ces derniers, figure Hannibal Kadhafi. En juillet 2008, il avait été arrêté à Genève avec son épouse Aline pour maltraitance envers leurs domestiques. Cette interpellation avait entraîné une grave crise diplomatique entre la Suisse et la Libye ainsi que la détention des hommes d'affaires suisses Max Göldi et Rachid Hamdani à Tripoli.

Sa soeur Aïcha, unique fille biologique de Mouammar Khadafi, serait arrivée en Algérie à 48 heures d'accoucher, selon des sources locales.

A Tripoli, le colonel Al Mahdi Al Haragi, qui dirige la brigade des rebelles dans la capitale libyenne, a annoncé que Khamis, le plus jeune fils de Khadafi, commandant d'une brigade d'élite, avait perdu la vie lors d'affrontements au sud de Tripoli. Sa mort avait déjà été annoncée à deux reprises depuis le début de la guerre.

Khamis Khadafi est accusé par l'ONG Human Rights Watch (HRW) d'être responsable de l'exécution sommaire de 45 détenus dans un entrepôt la semaine dernière près de Tripoli.

«La guerre n'est pas finie»

Sur le terrain des combats, les rebelles convergeaient lundi vers le fief kadhafiste de Syrthe, qu'ils entendent prendre par la force dans le cas où des négociations échoueraient. A ce dessein, le président du CNT Moustapha Abdeljalil a demandé à l'OTAN de poursuivre ses raids aériens

«Je réclame le maintien de la protection de l'OTAN et de ses alliés contre ce tyran», a-t-il dit lors d'une réunion à Doha des chefs d'état-major engagés militairement en Libye. «Il reste une menace, non seulement pour les Libyens mais pour le monde entier», a- t-il ajouté.

Dans un communiqué commun au terme de cette rencontre, les participants, parmi eux les Etats-Unis, la France, la Grande- Bretagne et l'Italie, ont abondé en ce sens. A leur yeux, «la guerre n'est pas finie» et des opérations communes sont toujours nécessaires pour éliminer «les restes» du régime libyen.

Un commandant de l'OTAN, l'amiral américain Samuel Locklear, a de son côté assuré que l'alliance poursuivrait sa mission au moins jusqu'à l'expiration de son mandat le 27 septembre.

1,3 million de dollars: «mort ou vif»

Que Syrte soit ou non le théâtre d'un baroud d'honneur du colonel déchu, la ville constitue un trophée stratégique et symbolique pour ses adversaires dans leur conquête du pays. Le CNT a offert une récompense de 1,3 million de dollars pour la capture de Mouammar Kadhafi mort ou vif.

Les forces en provenance de l'Est ont progressé de 7 km après avoir dépassé le village de Bin Jaouad et contrôlaient le carrefour de Naoufalia, a déclaré un porte-parole. «Nous avançons lentement. Nous souhaitons laisser du temps aux négociations, donner une chance à ceux qui essaient de persuader les gens qui sont dans Syrte de se rendre et d'ouvrir la ville», a-t-il dit.

Soucieux de préserver leur image auprès de l'opinion internationale malgré les informations faisant état de partisans de Kadhafi retrouvés morts les mains liées dans le dos, le CNT a recommandé à ses combattants d'éviter les abus.

Selon le colonel Ahmed Bani, porte-parole militaire du CNT, environ 40'000 personnes arrêtées par les forces kadhafistes restent portées disparues. Certaines pourraient encore être détenues dans des bunkers souterrains à Tripoli, a-t-il ajouté.

(ats)

Le CNT va demander le retour des Kadhafi d'Algérie

Les rebelles libyens «vont demander à Alger de ramener» les membres de la famille Kadhafi entrés en Algérie, a déclaré lundi un membre de l'exécutif du Conseil national de transition (CNT).

«Nous allons demander à l'Algérie des les ramener» en Libye, a indiqué à l'AFP Mohammed al-Allagy après l'annonce faite à Alger de l'entrée en territoire algérien de l'épouse du colonel Mouammar Kadhafi et trois enfants de l'ex-dirigeant libyen.

Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a indiqué que «l'épouse de Mouammar Kadhafi, Safyia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08h45 (07H45 GMT) par la frontière algéro-libyenne», sans fournir d'indication sur l'ancien homme fort libyen.

«Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de M. Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen», a ajouté le ministère.

Cette information a été rendue publique alors qu'une source rebelle libyenne, relayée par l'agence égyptienne Mena, avait affirmé la semaine dernière qu'un convoi de Mercedes blindées était entré en territoire algérien. Les autorités algériennes avaient catégoriquement démenti.

Lundi matin, le ministère algérien des Affaires étrangères avait publié un premier communiqué dans lequel il annonçait qu'une rencontre avait eu lieu en marge de la Ligue arabe entre son ministre Mourad Medelci et Mahmoud Djibril, à la demande de ce dernier. Des canaux de communication existent déjà, était-il souligné dans le communiqué, entre les deux parties alors qu'Alger n'a pas encore reconnu le CNT.

L'Algérie, qui affirme une position de «stricte neutralité» dans le conflit chez son voisin libyen, a été accusée par certains rebelles de soutenir le régime de Kadhafi.

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