Heurts en Libye: 30 milliards d'actifs libyens bloqués aux USA
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Heurts en Libye30 milliards d'actifs libyens bloqués aux USA

Les Etats-Unis ont bloqué 30 milliards de dollars (environ 28 mia de francs) d'actifs libyens depuis les sanctions annoncées par la Maison Blanche contre le régime de Mouammar Kadhafi.

«Trente milliards de dollars au moins ont été bloqués en vertu du décret» signé vendredi par le président Barack Obama, a indiqué à la presse le secrétaire d'Etat au Trésor par intérim chargé de la lutte contre le terrorisme et du renseignement financier, David Cohen.

«C'est le plus grand gel de fonds jamais réalisé en vertu d'un programme de sanctions» aux Etats-Unis, a précisé M. Cohen.

22 noms livrés

Une liste de vingt-deux nouveaux noms de personnes physiques et morales liées au régime libyen du colonel Kadhafi a été adressée lundi aux autorités suisses par l'avocat de Fribourg Ridha Ajmi. Il demande le gel d'éventuels avoirs de ces personnes en Suisse.

Cette liste a été envoyée lundi après-midi au Conseil fédéral, au Ministère public de la Confédération (MPC) et à la Direction du droit international public, a indiqué à l'ATS l'avocat Ridha Ajmi, tunisien d'origine qui exerce ses activités à Fribourg et à Genève.

«Les personnes physiques et morales visées par cette procédure sont essentiellement des membres d'organisations internationales et d'organismes idéologiquement proches du clan Kadhafi, ainsi que des employés du corps diplomatique libyen en Suisse et des membres du cabinet présidentiel libyen», a-t-il indiqué. Un représentant de l'armée libyenne figure également sur cette nouvelle liste.

Parmi les organismes soupçonnés par l'avocat et ses clients de posséder des avoirs en Suisse, M. Ajmi cite «la Fondation Kadhafi pour le développement, le Conseil de la révolution ou encore le Centre mondial d'études et de recherches sur le Livre Vert».

L'avocat a été mandaté par l'ONG Arab Transparency Organisation (ATO) pour transmettre ces noms aux autorités suisses. ATO est surtout composé de juristes, d'intellectuels et de militants des droits de l'homme, la plupart originaires d'une vingtaine de pays arabes. Ils se sont regroupés après la chute du président égyptien Hosni Moubarak.

Une première liste de douze noms a déjà été adressée il y a une semaine par cet avocat à la Confédération. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait quant à lui indiqué jeudi posséder une liste de 29 noms suspects, parmi lesquels celui du colonel Kadhafi et des membres de sa famille, afin de geler leurs avoirs.

(afp)

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