Ville de Genève: 300 personnes contre la baisse des indemnités
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Ville de Genève300 personnes contre la baisse des indemnités

Plusieurs employés de la Municipalité ont manifesté contre le projet de nouveau règlement sur les inconvénients de service horaire.

Le syndicat SIT soutient les revendications des employés de la Ville.

Le syndicat SIT soutient les revendications des employés de la Ville.

Keystone/Jean-christophe Bott

Près de 300 employés de la Ville de Genève ont protesté mardi contre la baisse des indemnités et demandé l'ouverture de véritables négociations sur les conditions de retraite anticipée. A défaut, la question d'un préavis de grève sera posée lors de la prochaine assemblée générale.

«Oui à une harmonisation. Mais le Conseil administratif ne peut pas en profiter pour faire des économies sur le dos du personnel», a déclaré mardi à midi Valérie Buchs, du Syndicat interprofessionnel des travailleurs, devant le Palais Eynard, siège de l'exécutif.

Dans un rapport de 2019, la Cour des comptes relevait que les règles en matière d'indemnités pour horaires irréguliers produisent des inégalités de traitement entre employés. La Ville de Genève veut supprimer les forfaits actuels du nouveau Règlement sur les inconvénients de service horaire, qui doit entrer en vigueur en 2021.

Pas de négociations

Les organisations du personnel dénoncent une dégradation des conditions de travail. Elles déplorent aussi l'absence de véritables négociations. «Il y a des séances de consultation, mais nous ne sommes pas écoutés», a relevé Corinne Béguelin, du Syndicat des services publics. «Le Conseil administratif fait ce qu'il veut et ça suffit!» a-t-elle lancé à la foule, qui a fortement hué l'exécutif.

Une nouvelle séance aura lieu jeudi. Sans réelles négociations, les organisations du personnel quitteront la table. Le rassemblement a réuni les employés des services municipaux les plus touchés par cette mesure: voirie, espaces verts, pompes funèbres, musées, police, piscines et théâtres.

Les syndicats demandent aussi à l'exécutif de reprendre «sans délai» les négociations sur la cessation anticipée d'activité pour les fonctions particulièrement pénibles et le plan d'encouragement à une retraite anticipée. Ces négociations sont interrompues depuis 2013. Or les dispositions transitoires de la caisse de prévoyance ad hoc arrivent à échéance fin 2020. (ats)

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