3000 Tziganes manifestent à Rome «contre la xénophobie»
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3000 Tziganes manifestent à Rome «contre la xénophobie»

Quelque 3.000 tziganes ont manifesté dimanche à Rome pour dénoncer la «xénophobie» dont ils se sentent victimes.

Ils ont été accusés d'aggraver l'insécurité en Italie, alors que plusieurs campements de nomades ont récemment été incendiés.

Cette manifestation est la première en Italie où vivraient quelque 150 000 tziganes, beaucoup originaires de Roumanie ou de l'ex-Yougoslavie mais pour la plupart de nationalité italienne.

Le cortège coloré a défilé en musique et dans le calme derrière des banderoles disant «non à la xénophobie», «stop aux pogroms», ou encore «chaque peuple est une richesse pour l'humanité», «les roms n'ont jamais fait la guerre» et «non à l'information raciste».

Plusieurs campements de roms ont été incendiés à la mi-mai dans la banlieue de Naples, où les habitants ont dû quitter en catastrophe leurs baraquements, protégés par la police. La vindicte des riverains s'est manifestée après la tentative présumée d'enlèvement d'un bébé italien par une jeune Rom.

Alors que l'enquête sur cette affaire est toujours en cours, Il «Giornale, le quotidien du chef de gouvernement Silvio Berlusconi, est paru le 19 mai avec pour titre «voilà comment les roms vendent les enfants». A ce jour la justice italienne n'a encore enregistré aucun enlèvement avéré de nourrisson italien par des tziganes.

Par ailleurs le gouvernement a nommé des commissaire extraordinaires chargés des Roms à Milan et dans d'autres grandes villes, avec pour objectif d'en finir avec les camps sauvages.

Vendredi la police municipale de Rome, à la demande du nouveau maire Gianni Alemanno, un ancien néo-fasciste, a fait évacuer sans préavis un camp installé dans le quartier populaire du Testaccio, près du centre. Les 122 habitants tous Italiens, dont plusieurs enfants scolarisés, ont été transférés vers un terrain situé dans un quartier périphérique. (ats)

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