350 blessés après un séisme au Rwanda et au Congo
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350 blessés après un séisme au Rwanda et au Congo

Près de 40 personnes ont été tuées à la suite d'un séisme qui a frappé dimanche le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC).

Plusieurs victimes ont perdu la vie dans l'effondrement d'églises au moment de la messe dominicale.

La secousse d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter a aussi fait plus de 350 blessés dans ces deux pays de la région des Grands Lacs africains.

L'épicentre du séisme, enregistré en fin de matinée, était situé à 20 km au nord de Bukavu, en RDC. Il s'agit de l'un des «plus importants tremblements de terre jamais enregistré dans la région des Kivu», selon l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG).

Le Rwanda est pour l'instant le pays le plus touché. Au moins 34 personnes ont été tuées dans l'ouest du pays, selon un bilan communiqué par le ministre de l'Administration locale, Protais Musoni. Les médias ont avancé le chiffre de 250 blessés.

Parmi les victimes, dix ont été tuées «sur le coup dans l'effondrement d'une église» dans laquelle elles étaient rassemblées, dans le district de Rusizi, frontalier de la RDC.

Personnes sous les décombres

La n°2 de la police rwandaise Mary Gahonzire a estimé que le bilan pourrait s'aggraver compte-tenu du nombre élevé de personnes coincées sous les décombres. Des bus publics ont été réquisitionnés pour acheminer les blessés dans les hôpitaux, a indiqué à l'AFP un témoin dans le district de Rusizi.

Dans la province congolaise du Sud-Kivu (est de la RDC), au moins cinq personnes ont été tuées et une centaine ont été blessées, selon un nouveau bilan des autorités. Les cinq morts ont été comptabilisés dans le chef-lieu provincial Bukavu, où les fidèles sont sortis en courant des églises, bondées pendant les messes dominicales.

En territoire de Kabare, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bukavu et dans la zone de l'épicentre, l'effondrement partiel de l'église Saint-Joseph a fait «37 blessés, dont cinq sont dans un état grave», a déclaré le prêtre de la paroisse, l'abbé Léon Shamavu.

Bâtiments de l'ONU touchés

Une responsable de la Mission des Nations unies en RDC a indiqué que plusieurs bâtiments de la MONUC avaient été détruits à Bukavu. «Les dégâts sont importants», a déclaré la porte-parole de l'organisation à Bukavu, Jacqueline Chenard. «De nombreux bâtiments sont touchés et un grand nombre d'habitations se sont effondrées».

Des répliques continuaient à être ressenties à Bukavu, environ toutes les heures, selon un correspondant de l'AFP. Ces secousses, de moindre intensité que la première, ont contribué à semer la panique.

«Les gens sont tellement paniqués qu'ils ont peur de rentrer dans les maisons. Ils craignent d'être surpris par des répliques. Ils préfèrent rester dehors», a déclaré à l'AFP un habitant de Rusizi.

Le séisme a aussi été fortement ressenti au Burundi voisin. La secousse a entraîné «l'arrêt de tous les barrages» hydroélectriques burundais, entraînant une coupure d'électricité d'une demi-heure, a indiqué un responsable de la Régie des eaux.

Ligne de fracture

Les séismes sont courants dans l'ouest de la grande vallée du Rift, une ligne de fracture sismique active à cheval sur l'ouest de l'Ouganda, l'est de la RDC, le Rwanda et la Tanzanie. En 1994, une secousse de magnitude 6 avait tué six personnes sur les contreforts des monts Rwenzori dans l'ouest de l'Ouganda.

Deux ans plus tard, un séisme de magnitude 7 avait tué 157 personnes et blessé plus de 1300 autres dans la vallée de Semliki, également dans l'ouest de l'Ouganda. (ats)

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