Syrie: 350 personnes ont quitté la poche rebelle d'Alep
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Syrie350 personnes ont quitté la poche rebelle d'Alep

Un responsable médical confirme le départ de cinq bus. Les autres évacuations ont été reportées.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Quelque 350 personnes ont pu quitter dimanche soir la poche rebelle d'Alep, a indiqué à l'AFP un responsable médical sur le terrain, alors que la reprise des évacuations avait été reportée jusqu'à nouvel ordre. «Cinq bus transportant 350 personnes sont arrivés d'Alep-est, des quartiers assiégés», a indiqué à l'AFP Ahmad al-Dbis, chef d'une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent l'évacuation près de Khan al-Assal, territoire rebelle à l'ouest de la métropole où arrivent les évacués.

«Ils sont dans un état terrible, ils n'ont pas mangé, ils n'ont pas bu, les enfants ont attrapé froid, on les a empêché d'aller aux toilettes», a précisé M. Al-Dbis.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane a indiqué qu'une médiation de la Russie et de la Turquie avait poussé le régime à autoriser le départ de ce convoi qui était arrivé au dernier point de contrôle du régime. Les passagers refusaient de rebrousser le chemin, a-t-il souligné.

Bus attaqués

Les évacuations d'insurgés et de civils de la dernière poche rebelle d'Alep devaient reprendre en synchronisation avec des opérations similaires à Foua et Kafraya, deux localités chiites pro-régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Dimanche, une vingtaine de bus qui s'apprêtaient à entrer dans ces deux localités chiites ont été attaqués et mis à feu par des hommes armés, reportant jusqu'à nouvel ordre les évacuations. Un des chauffeurs a trouvé la mort, selon l'OSDH.

«Cinq bus pourraient maintenant quitter les deux localités de Foua et Kafraya, mais une route sécurisée doit être trouvée pour permettre leur passage», a souligné Abdel Rahmane. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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