Actualisé 27.05.2009 à 12:49

Mobilité«3h03 pour aller de La Tour-de-Peilz à St-Aubin, c'est trop long»

Durant huit semaines, quatre personnes relèvent le défi de se déplacer sans leur voiture. Deux d'entre elles racontent leur expérience à 20 minutes online.

de
Didier Bender

Nicolas Brindesi, habite St-Aubin (NE) et travaille au Comité international olympique à Lausanne (trajet quotidien de 110 km): «Je trouve fort de café de faire 3h03 de train entre La Tour-de-Peilz et St-Aubin alors qu'il est possible de rallier Zurich à Lausanne en 2h. C'était long, très long. Je l'ai fait exceptionnellement parce que j'avais un rendez-vous vers midi à La Tour-de-Peilz. Dans le train, j'en ai profité pour bouquiner, mais c'était trop long. Je me suis même endormi et c'est le contrôleur qui m'a réveillé à Yverdon. Dans un cas comme celui-là, on est tributaire des horaires. Si je n'ai pas le choix, je le referai. Sinon, il faut toujours anticiper ses déplacements. C'est une autre organisation.»

Khauv Khieng, habite Morges et travaille à Genève. Il passe entre 1h30 à 2h par jour sur la route pour aller au travail. En arrêt maladie après avoir reçu un volant de badminton dans l'œil, il reprendra son travail ce jeudi: «J'ai pris le train ce week-end pour aller rendre visite à ma famille à Neuchâtel. Ça s'est bien passé, mis à part le retour où il y a eu 20 minutes d'attente à Renens, à cause de travaux. Il y a parfois des désagréments. Sinon, comme je n'ai récupéré ma vision qu'à 85-90%, je n'aurais pas pu me rendre à Neuchâtel en voiture. Du coup, c'était bien d'avoir cet abonnement général. Le voyage était agréable. J'ai pris le temps de me reposer et de lire un peu.»

Joseph Scuderi, habite Ecublens et travaille dans la publicité à Morges. Il emploie sa voiture pour ses trajets aller-retour maison-bureau, et professionnellement pour se déplacer dans la région lausannoise. «Ce matin (réd: mardi), je me suis rendu à Yverdon. Cela m'a pris grosso modo trois heures, une heure par trajet pour une heure sur place. En voiture, j'aurais gagné en tout cas une heure. J'ai l'impression d'être prisonnier des transports. Nous n'avons pas d'échappatoire. J'aurais pu arriver au bureau plus vite. Mais le train, ça m'a permis aussi de prendre un peu de recul. C'est peut-être un bienfait dont on ne prend pas conscience.»

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