Brexit - 40’000 étudiants britanniques pourront étudier à l’étranger grace au programme Turing
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Brexit40’000 étudiants britanniques pourront étudier à l’étranger grâce au programme Turing

Le Royaume-Uni avait quitté le programme Erasmus suite au Brexit. Ce mercredi, 40’000 étudiants ont vu leur demande validée par le nouveau programme Turing.

La première édition du programme Turing, nommé d’après le célèbre mathématicien britannique, prévoit de placer 28’000 étudiants venant d’universités britanniques dans les pays européens.

La première édition du programme Turing, nommé d’après le célèbre mathématicien britannique, prévoit de placer 28’000 étudiants venant d’universités britanniques dans les pays européens.

Christopher Prentiss Michel

Le gouvernement britannique a validé mercredi les demandes de quelque 40’000 étudiants britanniques pour étudier à l’étranger dans le cadre de la toute première année du programme Turing, qui remplace au Royaume-Uni le programme européen Erasmus après le Brexit.

Dans un communiqué le ministre de l’Éducation Gavin Williamson a vanté une meilleure diversité avec près de la moitié des places réservées à des participants issus de milieux défavorisés. «Jusqu’à présent, il s’agissait d’une opportunité dont profitaient de manière disproportionnée les personnes issues des milieux les plus privilégiés», a-t-il estimé, alors que l’abandon du programme européen a fait débat.

Le Royaume-Uni participait au programme Erasmus depuis 1987, mais a refusé d’y rester après avoir quitté l’Union européenne au début de l’année, provoquant la consternation des étudiants et des établissements d’enseignement supérieur.

Plus d’étudiants placés

La première édition du programme Turing, nommé d’après le célèbre mathématicien britannique, prévoit de placer 28’000 étudiants venant d’universités britanniques dans les pays européens, soit bien plus que les 18’300 partis en 2018/2019 dans le cadre d’Erasmus +. Comme cette version élargie à l’international d’Erasmus, le nouveau programme couvre aussi des pays hors Europe, comme le Canada, le Japon et les États-Unis.

Cependant, le porte-parole chargé des questions d’université au sein du Parti travailliste, principal parti d’opposition, a fait remarquer que le programme Turing, financé à hauteur de 110 millions de livres (environ 139 millions de francs), ne couvrait que les frais de voyage et de subsistance, et non les frais de scolarité à l’étranger.

Cette composante «rendra impossible l’accès à cette incroyable opportunité pour de nombreux étudiants», a affirmé Matt Western. Le nouveau programme ne prévoit pas non plus de réciprocité pour les étudiants européens qui étudient au Royaume-Uni (près de 150’000 actuellement), rendant leurs inscriptions plus compliquées et plus coûteuses.

(AFP)

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