Actualisé 27.12.2011 à 06:52

Syrie

50 observateurs arabes sont sur place

Une première délégation de cinquante observateurs arabes est arrivée lundi soir en Syrie. Auparavant, les forces syriennes avait lancé une nouvelle offensive contre la ville de Homs.

«Une délégation de 50 observateurs est arrivée lundi soir à Damas», a indiqué la télévision privée Dounia (proche du pouvoir) précisant que dix d'entre eux avaient la nationalité égyptienne. Le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui doit diriger les observateurs, était arrivé dimanche soir à Damas.

Les observateurs de la Ligue arabe sont en route pour Homs, bastion de la révolte contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, a déclaré mardi le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, chef de cette mission. Il a par ailleurs fait état de la «coopération» de Damas.

Sortie de crise

La mission des observateurs fait partie d'un plan de sortie de crise de la Ligue arabe qui prévoit l'arrêt des violences en Syrie, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

Damas avait accepté ce plan le 2 novembre, tout en continuant de réprimer dans le sang la révolte. L'arrivée des observateurs intervient alors que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qualifiait «d'effrayante» la situation à Homs.

Bilan des morts

L'OSDH a fait état, selon un nouveau bilan, de dix-huit morts dans le quartier de Baba Amro à Homs, qui a essuyé «des tirs d'obus et de mitrailleuses lourdes». «Le pilonnage est plus intense que les trois derniers jours», selon l'OSDH.

Onze civils ont en outre péri dans d'autres quartiers de Homs, selon la même source. Une femme a également été tuée à Talbissé, et un homme à Rastan, deux localités proches de Homs.

D'importantes manifestations contre le régime, violemment réprimées, se déroulent régulièrement à Homs (160 km au nord de Damas), troisième ville du pays, où ont lieu également des affrontements meurtriers entre l'armée et des déserteurs.

Le Conseil national syrien, qui regroupe la majorité de l'opposition, a pressé lundi la Ligue arabe et l'ONU de mettre un terme à la «tragédie» en Syrie. Il a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter le plan de la Ligue arabe sur la Syrie pour lui donner «plus de force».

Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.

(ats)

Le Canada exhorte Damas à mettre fin à la violence

Le Canada a une nouvelle fois demandé lundi au régime syrien de mettre fin à la répression et prôné la démission du président Bachar al-Assad, estimant qu'il ne faisait que «retarder l'inévitable» car il serait «bientôt chassé du pouvoir».

«Nous exhortons le régime à mettre fin à la violence immédiatement et à accorder un accès sans restrictions aux observateurs internationaux afin que les réformes réelles exigées par les Syriens puissent enfin être amorcées», a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères dans un communiqué, réagissant à la mort de plusieurs dizaines de personnes tuées par l'armée à Homs.

«M. Assad et ses partisans ne font que retarder l’inévitable. Le président a perdu toute crédibilité et bientôt il sera chassé du pouvoir. Il doit se retirer et permettre que justice soit faite», a ajouté le ministre John Baird.

Le 15 décembre 2011, le Canada a annoncé une évacuation volontaire de ses citoyens en Syrie. Vendredi dernier, Ottawa a renforcé les sanctions prises contre le régime syrien et ses partisans.

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