Sommet sur le climat de Copenhague: 56 journaux appellent à agir
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Sommet sur le climat de Copenhague56 journaux appellent à agir

Cinquante-six journaux publient lundi le même éditorial appelant tous les dirigeants à prendre des mesures efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique lors du sommet de Copenhague, a annoncé le quotidien britannique Guardian dimanche.

Alors que s'ouvre ce sommet, les journaux de 45 pays comme Le Monde (France), le Miami Herald (Etats-Unis), la Repubblica (Italie), le Cambodia Daily (Cambodge) ou le Gulf Times (Qatar) mettent en garde contre l'inaction, sous peine de voir la planète «ravagée» par le réchauffement.

«Nous appelons les représentants des 192 pays rassemblés à Copenhague à ne pas hésiter, à ne pas sombrer dans les querelles, à ne pas rejeter la responsabilité sur les autres mais à transformer cet échec majeur de la politique moderne en occasion d'agir».

Nombre de ces journaux ont décidé de publier l'éditorial en Une, indique le Guardian qui publie pour sa part l'article sur son site Web.

Le texte est publié en 20 langues, dont le chinois, le russe et l'arabe. Il a été mis au point par les divers éditorialistes depuis plus d'un mois en prévision du sommet.

Il souligne que le réchauffement est un fait avéré, malgré une récente controverse née d'accusations selon lesquelles des savants auraient tenté de supprimer des données allant à l'encontre de la thèse du réchauffement climatique.

«Dans les journaux scientifiques, la question n'est plus de savoir si les hommes doivent être blâmés mais combien de temps il nous reste pour limiter les dégâts». «Jusqu'à présent, la réponse internationale a été faible et timorée», écrivent les éditorialistes.

Le texte rappelle que les dirigeants de 192 Etats doivent se mettre d'accord sur les mesures susceptibles de limiter de 2 degrés la hausse des températures et ajoute : «A moins de mesures efficaces, le changement climatique ravagera notre planète, et en même temps notre prospérité et notre sécurité».

Le réchauffement est un problème «très important»

Près des deux tiers des habitants de 23 pays interrogés pour un sondage publié lundi par BBC World considèrent que le réchauffement climatique est un problème «très important», un niveau sans précédent depuis la première enquête du genre en 1998. Ce sondage a été mené entre le 19 juin et le 13 octobre par l'institut Globescan pour BBC World Service auprès de 24.071 habitants de 23 pays parmi les plus peuplés au monde, dont la Chine, l'Inde, les Etats-Unis, l'Indonésie, le Brésil, le Pakistan, le Nigeria et la Russie.

Si le niveau mondial de sensibilisation atteint un record (64% contre 44% en 1998), deux pays ont reculé: la Chine (57% en 2009 contre 59% en 2007) et les Etats-Unis (45% en 2009 contre 50% en 2007), qui sont les deux plus importants émetteurs de CO2 au monde.

Les pays ayant les niveaux de sensibilisation les plus importants sont le Brésil (86%), le Costa Rica et les Philippines (83%), la Turquie (81%). Au Kenya, ils sont 52%.

En dépit de la récession, 61% des personnes interrogées soutiennent l'idée que leur gouvernement investisse pour lutter contre le réchauffement climatique, même si cela entraîne des problèmes dans leur économie.

89% des Chinois ont soutenu cette idée, comme 52% des Américains, mais seulement 19% des Pakistanais, 32% des Philippins, 49% des Turcs, précise un communiqué de BBC World.

«Le sondage montre un fort soutien au niveau mondial pour une action face au réchauffement climatique, malgré la récession. Cependant, les opinions ambivalentes aux Etats-Unis et en Chine suggèrent que ce sont les autres qui vont devoir montrer le chemin à Copenhague», a indiqué Doug Miller, président de Globescan.

Le sommet sur le climat de l'ONU à Copenhague, du 7 au 18 décembre, réunit 192 pays pour tenter de décrocher un accord remplaçant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.

En moyenne, 44% des personnes consultées -et une majorité dans 10 des 23 pays-veulent que leur gouvernement «joue un rôle de meneur pour fixer des objectifs ambitieux» lors du sommet. C'est notamment le cas en Europe -Royaume-Uni (62%), France (57%), Allemagne (55%)-, au Canada (61%), au Japon (57%), et au Brésil (53%). Ils sont 46% aux Etats-Unis et 37% en Chine.

39% en moyenne estiment que leur gouvernement devrait «adopter une approche modérée et soutenir uniquement une action progressive» -Chine (49%), Etats-Unis (36%)- et 6% voudraient que leur gouvernement s'oppose à un accord (14% aux USA, 12% au Brésil et 12% au Pakistan).

(afp)

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