Actualisé 19.12.2017 à 11:54

Sondage 74% des Suisses veulent une SSR en 4 langues

La majorité des Suisses estime que la SSR est importante pour la cohésion nationale. C'est ce qui ressort d'un sondage de «20 minutes».

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D. Pomper/ofu
Pour 55% de la population helvétique, la société suisse de radiodiffusion et de télévision (SSR) joue un rôle important dans la cohésion nationale.

Pour 55% de la population helvétique, la société suisse de radiodiffusion et de télévision (SSR) joue un rôle important dans la cohésion nationale.

Keystone/Laurent Gillieron

Comment les personnes issues des quatre régions linguistiques font-elles pour se sentir unies, malgré les différences de langues? Pour 55% de la population helvétique, la Société suisse de radiodiffusion et de télévision (SSR) joue un rôle important dans la cohésion nationale. C'est ce que révèle un récent sondage représentatif de «20 minutes» (lire encadré).

Plus les personnes sondées sont âgées, plus elles estiment que la SSR est importante pour la cohésion nationale (18-24 ans: 52%; plus de 65 ans: 61%). Un coup d'oeil sur les préférences politiques des sondés révèle aussi que les partisans des Verts et du PS (71%) sont bien plus nombreux que ceux de l'UDC (43%) à penser de la sorte. Autre point intéressant: ce sont avant tout les italophones (60%) et les francophones (59%) qui attribuent beaucoup d'importance à la SSR en termes de cohésion nationale.

Opposants à «No Billag» enchantés

Autre constat marquant, 74% des sondés estiment qu'il est essentiel que les émissions soient diffusées dans les quatre langues nationales. Seuls 24% des personnes interrogées trouvent que cela est superflu. La diffusion en allemand, français, italien et romanche est particulièrement importante pour les électeurs des Verts (84%), du PS et des Vert'libéraux (82%).

Confrontés aux résultats de notre sondage, les opposants à l'initiative «No Billag» se disent enchantés. «Les citoyens suisses semblent comprendre à quel point une institution centrale telle que la SSR est importante», se réjouit Laura Zimmermann, coprésidente de l'organisation Opération Libero.

"La SSR peut être parfois moins arrogante"

Avec "No Billag", la SSR ne pourrait plus financer des programmes pour la Suisse romande avec l'argent d'outre-Sarine. L'abolition de la redevance radio-TV conduirait à ne plus produire que des émissions rentables, a mis en garde lundi la conseillère fédérale Doris Leuthard.

«La SSR continuera à exister»

Elle est convaincue que la diffusion dans les quatre langues nationales est mise en péril en cas d'abolition des redevances. «Il n'y aurait plus de programme pour la Suisse romande, le Tessin et la Suisse romanche parce que ces régions ne seraient pas assez lucratives pour les acteurs privés.»

Un avis non partagé par Silvan Amberg, du comité en faveur de «No Billag»: «Un «oui» à l'initiative ne signifie pas la fin de la solidarité. La SSR continuera à exister, mais dans une version light. Elle pourra continuer à financer des offres dans les quatre langues si tel est le souhait des téléspectateurs.»

Quelques informations sur le sondage

Le sondage en ligne sur la SSR a été réalisé par «20 minutes» entre le 13 et le 14 décembre 2017. Pas moins de 21'540 personnes issues de toute la Suisse y ont participé. Les politologues Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen ont pondéré les réponses en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques afin de correspondre le plus étroitement possible à la structure de la population suisse. La marge d'erreur est de 1%.

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