Genève: 89 ministres attendus pour une conférence
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Genève89 ministres attendus pour une conférence

La Genève internationale était en effervescence samedi à la veille de l'ouverture officielle de la conférence sur les produits chimiques et les déchets dangereux.

L'importante réunion sur les produits chimiques et les déchets dangereux rassemblera pendant deux semaines près de 2000 délégués de 170 pays, dont 89 ministres. Cette conférence est historique dans la mesure où elle regroupe les représentants des Etats membres des trois conventions qui gèrent ce domaine: celle de Stockholm sur les polluants organiques persistants, celle de Rotterdam sur le commerce de produits chimiques dangereux et celle de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux.

«L'objectif est de construire des synergies, non pas pour faire des économies, mais pour trouver une manière d'améliorer le support pour les Etats afin d'atteindre les buts de ces traités», a déclaré samedi devant la presse le secrétaire général exécutif des trois conventions, Jim Willis. Il se réjouit d'ailleurs de la prochaine arrivée de la convention sur le mercure dans le même giron.

Pas assez de ratifications

Depuis 2010, les trois conventions disposent d'une direction et d'un secrétariat communs installés à Genève. L'ambassadeur suisse Franz Perrez a aussi plaidé samedi pour un renforcement des synergies. Il mènera la délégation helvétique pour la phase de négociation alors que la conseillère fédérale Doris Leuthard sera présente pour la partie ministérielle les 9 et 10 mai.

Au menu de ces négociations figure notamment l'encouragement à la ratification d'un amendement de la Convention de Bâle qui interdit l'exportation hors OCDE de tous déchets dangereux. La Suisse et l'Indonésie étaient à l'origine de cet amendement qui n'a pas encore le nombre de ratifications nécessaires pour entrer en vigueur.

Des alternatives

Concernant le traité de Stockholm, la Suisse plaidera pour le développement d'alternatives à l'utilisation du DDT pour lutter contre la malaria. Dans le cadre de la convention de Rotterdam, elle soutiendra les recommandations visant à soumettre de nouveaux produits à la procédure du consentement préalable, notamment l'amiante chrysotile, dit amiante blanc.

Les produits chimiques apportent de nombreux avantages mais leur utilisation peut comporter des risques pour la santé et l'environnement. pour réduire cet impact néfaste au plan mondial, ces trois conventions réglementent les produits chimiques et les déchets dangereux au niveau environnemental. (ats)

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