Entretien: A 4 ans, le pape François voulait être boucher
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EntretienA 4 ans, le pape François voulait être boucher

Dans un entretien, le Saint-Père évoque aussi ses «deux pieds gauches» lorsqu'il jouait au football.

Le pape François donne régulièrement des interviews.

Le pape François donne régulièrement des interviews.

Lorsqu'il avait quatre ans, le pape François voulait devenir boucher, a-t-il confié à un journal néerlandais pour sans-abri, évoquant en outre dans cet entretien paru vendredi ses «deux pieds gauches» lorsqu'il jouait au football dans sa jeunesse à Buenos Aires.

«J'étais petit, j'avais quatre ans, et une fois ils m'ont demandé ce que je voudrais faire quand je serais grand et j'ai dit 'boucher!'», comme celui du marché où il allait faire les courses avec sa mère et sa grand-mère, raconte-t-il au journal Straatnieuws d'Utrecht (centre des Pays-Bas).

Le pontife argentin évoque aussi d'autres moments de sa jeunesse dans un quartier simple de Buenos Aires, avec une petite place où il jouait au football. «Ceux qui jouaient comme moi, on les appelait les patates dures, cela veut dire avoir deux pieds gauches. Mais je jouais et souvent je faisais le gardien», se souvient-t-il.

Alors que ses prédécesseurs entretenaient des rapports très distants avec la presse, François donne régulièrement des interviews, et pas forcément aux grands médias: en mars 2014, il avait parlé au Carcova News, un journal de jeunes d'un bidonville de Buenos Aires.

Appartement pontifical

Alors que la semaine a été marquée au Vatican par l'arrestation de «corbeaux» et des révélations sur les frasques financières et les résistances aux réformes au sein du petit Etat, François insiste dans l'entretien sur son besoin d'échapper à la «cage dorée» réservée aux papes.

Il revient ainsi sur son choix de ne pas s'installer dans l'appartement pontifical, «un entonnoir (...) grand mais avec une petite porte», où il serait resté isolé. Il est en effet resté à la résidence Saint-Marthe où il voit du monde, prend ses repas avec les hôtes ou avec les employés. «Comme cela, la cage dorée n'est pas tant une cage, mais la rue me manque», poursuit le pape, qui «aimerait bien» aller manger une pizza dehors.

Encore une fois, il se dit surpris de sa célébrité: «Elle est venue et je ne m'y attendais pas. Je n'ai pas perdu la paix et ça, c'est une grâce de Dieu.» «Je me dis, maintenant tu as un poste important, mais dans 10 ans, personne ne te connaîtra plus», ajoute-t-il en riant. «Il y a deux types de célébrité : celle des grands qui ont fait de grandes choses, comme madame Curie, et celle des vaniteux, mais celle-là est comme une bulle de savon.» (nxp/afp)

(NewsXpress)

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