Tragique accident de car au Val d'Aoste: A 81 ans, le chauffeur était-il encore en état de conduire ?
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Tragique accident de car au Val d'AosteA 81 ans, le chauffeur était-il encore en état de conduire ?

C'est la question que tout le monde se pose après l'accident qui a coûté hier la vie à deux personnes. Le patron de l'entreprise reste muet mais les questions fusent.

Au volant d'un car à 81 ans: l'âge du chauffeur décédé dans l'accident suscite immédiatement de nombreuses questions.

Et les témoignages sur sa vitesse inadaptée et son manque de maîtrise se multiplient.

Était-il encore apte à conduire un tel véhicule?

L'enquête des Carabinieri italiens devra maintenant répondre à cette question fondamentale.

Du côté du voyagiste lausannois, on se contente de répéter que le chauffeur, un auxiliaire régulièrement employé par l'entreprise, connaissait très bien la route et avait une bonne connaissance du bus. Des témoignages affirment cependant qu'il roulait trop vite et semblait ne pas maîtriser le véhicule. Le car avait-il pris du retard sur l'horaire? Mystère.

Examen médical tous les deux ans

Les exigences fixées par la loi sont très claires. A partir de 70 ans, le chauffeur doit passer un examen tous les deux ans, qu'il soit auxiliaire ou non. Ces exigences sont-elles suffisantes? Là aussi, même sans réponse, la question mérite d'être posée. Dans le canton de Vaud, c'est le médecin de famille qui décide si son patient est apte à conduire ou non. La décision n'est pas toujours évidente à prendre avec des patients que l'on connait souvent depuis des années. Empêcher quelqu'un de conduire, c'est souvent le priver d'une part de liberté.

La question d'un âge limite pour les conducteurs est relancée à chaque accident impliquant des conducteurs âgés. Du côté du TCS par exemple, on s'oppose à une telle solution : «Il est impossible de fixer un âge limite de manière objective. Nous plaidons par contre pour davantage de cours de perfectionnement, sur inscription volontaire, en parallèle aux examens, et sur une méthode plus uniformisée pour diagnostiquer le chauffeur. En ce sens, nous soutenons par exemple le programme Via Secura», explique Jean-Marc Thévenaz, chef du département de la sécurité routière au TCS.

tdel/ats

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