Tessin: À 84 ans, il refuse de payer son amende et va deux jours en prison
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TessinÀ 84 ans, il refuse de payer son amende et va deux jours en prison

Un automobiliste, jugeant injuste l’emplacement d’un radar routier, vient de passer 48 heures en cellule après avoir résisté jusqu’au bout au paiement de son amende.

Quarante-huit heure de taule pour quinze kilomètres à l’heure de trop: ce fut le tarif pour cet octogénaire. 

Quarante-huit heure de taule pour quinze kilomètres à l’heure de trop: ce fut le tarif pour cet octogénaire.

20min/Simon Glauser

«Si ça se reproduit à l’avenir, je ferai le même choix»: ces paroles sont celles d’un Tessinois de 84 ans, tout juste sorti de prison. L’homme n’est pourtant pas un grand délinquant. Il n’a passé que deux jours derrière les barreaux… pour avoir refusé jusqu’au bout de payer une amende pour excès de vitesse.

L’octogénaire avait été flashé alors qu’il roulait à 75km/h sur une route limitée à 60, entre Lugano et Bellinzone. Il affirme sa bonne foi: «J’étais sûr que c’était une route limitée à 80. Et franchement, l’emplacement de ce radar était sournois, j’ai donc refusé de payer», raconte-t-il au journal «Tio/20 minuti». Il n’a pas non plus ouvert le porte-monnaie au moment des rappels qui lui ont été adressés. À la fin, la facture atteignait 450 francs.

«C’était une expérience humaine forte. Si ça se reproduisait, je ferais le même choix»

Le désormais ex-prisonnier de 84 ans à sa sortie de prison.

L’habitant de Bellinzone a choisi la prison, où il vient de passer deux jours. Son séjour ne semble pas lui avoir beaucoup déplu, comme il l’a raconté aux médias tessinois. «J’ai été traité avec beaucoup de professionnalisme par le personnel de la prison. À mon arrivée, ils m’ont tout pris, mon téléphone et le journal que je portais sur moi, et j’ai été fouillé», dit-il.

Il a ensuite passé ses deux jours dans sa cellule, où on lui amenait ses repas. Il a tout de même pu passer quelques heures en mouvement, à prendre l’air sur le toit avec les autres détenus. «J’ai pu y rencontrer d’autres détenus, des escrocs et des trafiquants de drogue. C’était une expérience humaine très forte», raconte-t-il. «Je n’avais encore jamais rien vécu de tel.» «Pour nous, c’est un cas inédit», a pour sa part indiqué le chef des services pénitentiaires tessinois.

(ywe)

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