Actualisé 26.07.2012 à 18:44

Senarclens (VD)

A cent ans, il se joue de ses mésaventures

Emile Demont vit seul, multiplie les épisodes rocambolesques, mais garde toujours le sourire.

de
Caroline Gebhard
"J'ai toujours pensé que je ne finirai peut-être pas l'année", sourit Emile Demont.

"J'ai toujours pensé que je ne finirai peut-être pas l'année", sourit Emile Demont.

Il n'a pas volé le qualificatif de «centenaire dur à cuir» que lui a attribué le «Journal de la région de Cossonay» dans un article qu'il lui a consacré récemment à l'occasion de son siècle de vie. Quelques jours après qu'Emile Demont avait soufflé sa centième bougie, le 23 juin, la foudre est tombée sur la cheminée de sa maison, mettant sous tension le réseau de chauffage du bâtiment. Le centenaire, qui se trouvait debout à côté d'un radiateur, a été éjecté à deux mètres de là. «Je n'ai vu que du feu pendant une fraction de seconde. Mais je n'ai rien senti: j'ai été projeté bien gentiment sur mon lit!» raconte celui qui avait déjà vécu pareille aventure il y a environ quinze ans.

Si l'homme ne s'est pas laissé impressionner, c'est qu'il a connu bien d'autres péripéties. A 98 ans, il a dû subir une importante opération à la tête visant l'ablation d'une excroissance qu'il avait auparavant coupée à l'aide... d'un sécateur! «J'ai pensé: ça va saigner comme il faut puis guérir!» raconte le retraité, dont l'intervention avait accentué le problème. Si son corps porte encore les traces de cette opération, il atteste également de sa balade rocambolesque dans le Jura, en 1998. Equipé de sandales et de chaussettes, Emile Demont s'était retrouvé planté dans la neige dans un endroit reculé. «Je me suis dit: il faut que je passe sinon je suis foutu!» Après des heures d'efforts, il était parvenu à regagner la civilisation et son domicile, en auto-stop! S'il y a laissé son auriculaire, qui a gelé durant la randonnée, il n'en est rien de son optimisme légendaire: «Il faut toujours avoir bon espoir!»

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