Vendée Globe: À couteaux tirés à la sortie du «Pot au Noir»

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Vendée GlobeÀ couteaux tirés à la sortie du «Pot au Noir»

Les leaders du Vendée Globe, tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, ont franchi la zone de turbulences intertropicales.

par
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Armel Le Cléac'h a conservé la tête et devrait touché du vent stable avant les autres concurrents.

Armel Le Cléac'h a conservé la tête et devrait touché du vent stable avant les autres concurrents.

C'est un endroit redouté par tous les participants du Vendée Globe. Au milieu de ­l'Atlantique, le «Pot au Noir» et ses dépressions capricieuses peuvent piéger n'importe quel bateau dans un désert sans vent. Il s'agit de se faufiler entre les zones orageuses sans perdre de temps tout en évitant la casse. Le coin s'est forgé une réputation et a parfois pris l'allure d'une loterie.

«C'est l'endroit de la planète où, dans notre sport, on doit composer avec le facteur chance, a détaillé hier le Vaudois Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) alors qu'il s'apprêtait à sortir de la zone à risque. Les gens parlent souvent des tempêtes des mers du Sud, mais le «Pot au Noir» c'est encore plus compliqué. On risque plus de casser du matériel que dans le Sud.» Le navigateur de Saint-Prex établi en Bretagne a passé une nuit dantesque. Entre les incessantes bascules de vent, le déluge et les grains subis dans une obscurité complète, les orga­nismes ont été mis à rude épreuve.

Le Français Jean-Pierre Dick (Virbac Paprec 3) a bien résumé son passage tout en louant la qualité de ses adversaires. «C'est hyperdur, très physique avec des grains jusqu'à 35 nœuds. Les gars en tête sont tous très affûtés.»

C'est Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) qui mène la meute. Derrière lui, cinq navigateurs sont engagés dans une lutte à couteaux tirés. Entre le deuxième et le sixième, il n'y a que quatre milles d'écart.

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