Salon de l'automobile: A Francfort, on célèbre la reprise européenne
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Salon de l'automobileA Francfort, on célèbre la reprise européenne

Le rendez-vous allemand a dévoilé ses nouveautés mardi à la presse, avant une ouverture au public en fin de semaine. L'optimisme y est de mise.

Le concept Porsche Mission E (15 septembre 2015).

Le concept Porsche Mission E (15 septembre 2015).

AFP
Le nouveau concept-car de Mercedes (15 septembre 2015).

Le nouveau concept-car de Mercedes (15 septembre 2015).

kein Anbieter/AP
Le nouveau concept-car de Mercedes (15 septembre 2015).

Le nouveau concept-car de Mercedes (15 septembre 2015).

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Le monde de l'automobile était réuni mardi au salon de Francfort, vitrine d'une industrie européenne sortie de crise mais inquiète du ralentissement du marché chinois sur lequel elle a beaucoup misé.

Stands démesurés, sonorisations tonitruantes et carrosseries étincelantes: le parc des expositions de la capitale financière allemande se transforme jusqu'au 27 septembre en temple de la voiture individuelle pour cette 66e édition de l'IAA, organisé tous les deux ans.

Plus de 210 premières mondiales, présentées par quelque 1100 exposants venus de 39 pays, figurent au programme de la manifestation, qui ouvrira ses portes au public samedi, après deux journées réservées à la presse, mardi et mercredi.

Bel été pour les voitures

Les professionnels du secteur avaient le sourire, au vu de la reprise vigoureuse du marché européen, avec des immatriculations en hausse de 8,6% sur les huit premiers mois de l'année, après un bel été, selon les derniers chiffres de l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA).

La reprise sur le Vieux Continent est «significative», a salué Didier Leroy, vice-président exécutif de Toyota.

Le marché européen «se porte mieux que prévu», a constaté pour sa part Carlos Tavares, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, tout en soulignant que «malgré ce rebond, on est encore loin des niveaux d'avant 2007».

«La chute des ventes enclenchée en 2008 et qui s'est poursuivie jusqu'en 2013 (...) semble bel et bien terminée», souligne l'Observatoire Cetelem de l'automobile, qui table sur une croissance de 6% en 2015.

De quoi réjouir Opel, filiale de l'américain General Motors. La marque à l'éclair, dans le rouge depuis des années, se voit «gagner des parts de marché (...) dans un marché en légère croissance» cette année, a indiqué son patron Karl-Thomas Neumann. Opel table sur un retour aux bénéfices en 2016, là où Ford Europe, également en difficulté, ne donne aucune date.

Difficultés dans les pays émergents

La santé retrouvée de certains marchés - l'Amérique du Nord pointe à son plus haut niveau historique - contraste avec les graves difficultés des zones émergentes comme le Brésil et la Russie.

Après des années de croissance à deux chiffres qui en ont fait le premier marché automobile mondial, la Chine subit un refroidissement brutal: +3% espérés au mieux cette année.

«La croissance en Chine a ralenti, sans aucun doute, (...) mais je crois que la demande de mobilité reste très forte», a dit lundi soir Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen, un des poids lourds du marché chinois avec GM.

«Décrochage ponctuel»

Evoquant des «ralentissements ponctuels», Carlos Tavares, de PSA, juge qu'il n'est «pas utile de paniquer».

«La question est de savoir combien de temps la phase de consolidation va durer», a indiqué Friedrich Eichiner, directeur financier de BMW.

Didier Leroy, de Toyota, abonde dans son sens, se demandant s'il s'agit d'un «décrochage ponctuel (...) ou si ce sera quelque chose qui représente un ralentissement durable et notable de l'économie chinoise».

Les spécialistes estiment dans l'ensemble que la Chine conserve un fort potentiel à long terme, au vu du taux d'équipement automobile encore très faible dans l'Empire du Milieu.

Pour Renault, beaucoup moins présent en Chine que son concurrent français, l'optimisme est de rigueur. «De tous les constructeurs européens, le constructeur qui est le moins inquiet de ce qui se passe en Chine, c'est bien Renault», a estimé son PDG Carlos Ghosn.

Sur le salon, Opel n'a pas lésiné sur les moyens pour présenter sa nouvelle Astra, suspendue à un mur-écran et tournant à 360 degrés. Avec la Renault Mégane 4, autre nouveauté, elle entend défier la championne des ventes européennes, la Volkswagen Golf.

Electriques à l'honneur

Parallèlement à une abondance de 4x4 urbains, l'électrique trouve une petite place. Audi et Porsche ont dévoilé chacun un concept-car tout-électrique, à même de rivaliser avec l'américain Tesla, et le japonais Toyota expose la quatrième génération de son hybride vedette, la Prius.

Le salon met également l'accent sur les nouvelles formes de mobilité, en consacrant pour la première fois un espace de 30'000 m2 à l'électrique, l'autopartage et la voiture connectée et autonome. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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