Tennis: A Gstaad, on fait comme si de rien n'était
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TennisA Gstaad, on fait comme si de rien n'était

L'absence de Stan Wawrinka n'a pas de gros impact sur le tournoi bernois, qui n'a pas fondamentalement besoin du Vaudois pour faire recette.

par
Robin Carrel
Gstaad
Les gradins sont quand même bien remplis dans l'Oberland.

Les gradins sont quand même bien remplis dans l'Oberland.

En ce début de semaine, le No 4 mondial était un peu partout dans l'Oberland bernois. Sur les affiches de promotion du tournoi, sur certains murs de l'enceinte de Gstaad, en photo sur le stand d'un marchand de lunettes... Le joueur vaudois a même fait une courte apparition mardi pour satisfaire un de ses sponsors. Mais comme prévu, Stanislas Wawrinka n'a pas été vu sur le court.

Quelques jours avant le 100e tournoi de Gstaad, le droitier de St-Barthélemy a préféré renoncer en raison d'une blessure récalcitrante. Quelques semaines avant l'éprouvante tournée nord-américaine, on peut le comprendre. Le circuit ATP va, en effet, faire halte au Canada et aux Etats-Unis le temps de deux tournois Masters 1000 (Montréal et Cincinnati) et d'un Grand Chelem (US Open) en un peu plus d'un mois.

Habituellement décevants

Privé de sa tête d'affiche, l'Open de Gstaad paraissait décapité. Les organisateurs, eux, ne se sont pas de loin pas affolés. Il faut dire que depuis quelques années, les venues de Wawrinka et de son compère Roger Federer ont été davantage source de déceptions que d'envolées lyriques sur le court central. Pour sa dernière venue dans l'Oberland, il y a deux ans, le Bâlois avait par exemple été battu au 1er tour par l'Allemand Brands. Qui? Exactement.

Les statistiques ne parlent pas non plus en faveur de Wawrinka. Le trentenaire du Gros-de-Vaud n'a plus trouvé la clé pour briller sur le terrain sis à environ 1050 mètres d'altitude depuis longtemps. Il n'était pas venu il y a un an, avait abandonné en quart de finale il y a 24 mois et s'était incliné dès le premier tour en 2012. Son meilleur résultat dans la station de l'Oberland est une finale perdue, il y a déjà dix ans. Il avait alors été vaincu en deux sets par l'Argentin Gaston Gaudio.

«Pas un cataclysme»

Au moment de l'annonce du forfait du champion de Roland-Garros, on aurait pu croire que le tournoi bernois allait être en difficulté pour remplir son enceinte. Il n'en est rien, selon Jean-François Collet, l'organisateur de la compétition: «On m'a dit que son forfait, c'était la fin du monde. Mais en général, on vend 80% des billets en pré-location. Ce n'était pas un cataclysme, même si on a utilisé son image pour la communication. Dimanche dernier, on a reçu un seul coup de téléphone d'une personne qui voulait être remboursée.»

Celui qui a longtemps présidé aux destinées du Lausanne-Sport n'en veut pas à son «compatriote» vaudois et ne souhaite pas que son message soit mal compris. «Wawrinka remplit notre arène s'il passe des tours. Avec Federer, on aurait vendu les tickets avant, assure-t-il. Mais quand je dis que Stan n'est pas Roger, ce n'est pas contre ce dernier! Notre tournoi vit mieux s'il est là, mais ce n'est pas non plus la catastrophe s'il est forfait.»

Mardi, une autre star vaudoise est passée par Gstaad. Timea Bacsinszky a, en effet, fait un petit détour à quelques kilomètres de chez elle pour se replonger dans le milieu du tennis après sa quinzaine londonienne réussie. La Lausannoise aurait sans doute dû s'inscrire au tournoi. Avec la frite qu'elle tient ces derniers temps, elle aurait peut-être pu empêcher le pire bilan suisse depuis 2007, avec aucun Suisse encore en lice au 2e tour…

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