Genève: A l'Auberge de Jeunesse, tout est vieux. Ou presque
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GenèveA l'Auberge de Jeunesse, tout est vieux. Ou presque

Malgré une affluence record, les tenanciers lancent un cri d'alarme et demandent une rénovation rapide.

par
Renaud Bournoud

En septante-cinq ans, l'Auberge de Jeunesse a vu passer du monde. Mais jamais autant qu'en 2008! L'an dernier, elle a enregistré 91 000 nuitées et accueilli précisément 48 846 jeunes de toute la planète, dont deux venaient des îles Cook. «Ce qui prouve que Genève est un carrefour mondial important pour les jeunes», s'est félicité mercredi Daniel-François Ruchon, président de l'Association genevoise des auberges de jeunesse.

La venue des compagnies aériennes low-cost à Cointrin n'est pas étrangère à ce succès. Revers de la médaille: les bâtiments de la rue Rothschild, aux Pâquis, propriété de la Ville, ont un urgent besoin de rénovation. La réception est désuète, les fenêtres vétustes et il y a des problèmes d'isolation. «Nous avons même dû fermer la cuisine commune il y a deux ans», se désole Emmanuel Delèze, le directeur. Excepté l'immeuble abritant les dortoirs, rien n'a été refait depuis vingt-deux ans.

Rémy Pagani, le conseiller administratif responsable de l'Aménagement, a entendu ces demandes et a déposé une demande de crédit de 3,4 millions de francs, dont la moitié sera prise en charge par la Fondation pour le tourisme social. Reste encore à convaincre le Conseil municipal, lequel avait déjà refusé une première demande en 2006. «Il faut absolument un accueil de qualité pour que les jeunes gardent un bon souvenir de leur passage genevois», a plaidé le président.

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