A l'Université, on joue Davos contre Porto Alegre
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A l'Université, on joue Davos contre Porto Alegre

Pour faire la nique aux trois jours de rencontres avec les entreprises, une alternative a été organisée tout exprès.

A l'université ces jours-ci, on est «pour» ou «contre» les Career Days. Ces trois jours de rencontres entres étudiants et entreprises, à Uni Mail, en agaçent plus d'un. Au point que la riposte a été organisée, hier, dans le hall d'Uni Bastions. «Une économie éthique?» demande fièrement le flyer annonçant l'événement mis sur pied «par des étudiants en alternative aux Career Days», souligne le document, qui conclut que «l'Université ne participe pas à l'organisation» de ce qu'il faut bien appeler un «forum alternatif».

«Les entreprises invitées attirent les étudiants sur leurs stands avec des cadeaux», s'indigne Marie, 22 ans, membre du groupe des huit qui ont concocté la riposte. «En conviant la Banque alternative, nous avons voulu montrer qu'il est possible de faire de l'économie autrement», dit Nathalie, qui tient à souligner qu'il n'y a pas que des étudiants en Lettres qui les soutiennent, puisque des futurs spécialistes en relations internationales le font aussi.

L'Université rejoue ainsi l'opposition Davos-Porto Alegre. L'océan, ici, est remplacé par Plainpalais. De l'autre côté de la plaine, Aïda Rehouma, une des cinq organisatrices «sans subvention» des Career Days, ne comprend pas cette «hostilité». «Ils se placent sur le plan idéologique, alors que nous sommes apolitiques. La discussion ne peut pas aboutir.»

David Haeberli

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