Isabelle Funaro: «A la maison, c'est moi qui dirige!»

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Isabelle Funaro«A la maison, c'est moi qui dirige!»

Isabelle Funaro adore tourner sous la direction de son chéri, Michael Youn. Elle admet tout de même que c'est parfois un cauchemar.

par
Julienne Farine

L'actrice de 30 ans apprécie de pouvoir travailler en famille. Dans «Vive la France», elle a joué avec son homme et son fils de 12 ans. Elle a aussi pu emmener sa fille de presque 2 ans sur le tournage.

Pour ce film, vous avez passé 24 heures sur 24 avec Michael. N'est-ce pas trop difficile à gérer?

Ce n'est pas évident parce qu'on ramène les problèmes de la maison sur le tournage et les problèmes de tournage à la maison. Mais c'est un vrai bonheur d'être en permanence avec l'homme qu'on aime et de créer ensemble. Ça renforce notre relation. Ça nous permet aussi d'emmener notre petite fille partout.

Depuis «Fatal», que vous avez tourné ensemble en 2009, les choses ont-elles changé?

«Fatal», c'était un cauchemar (elle rit). Depuis lors, on a appris à travailler ensemble et on s'est fait plaisir.

Michael Youn en interview

Au cinéma, c'est lui qui dirige. Et à la maison?

C'est moi, évidemment! Il m'obéit au doigt et à l'œil (elle rit).

Comment réagit votre fils quand il vous voit sur grand écran?

Il est très fier de moi. Il me serre dans ses bras en me disant que je suis belle. J'adore ça.

Réalisez-vous qu'il entre dans adolescence?

C'est compliqué de le voir grandir parce que c'était mon petit bébé. Mais quelle fierté en même temps. C'est un garçon super, j'ai beaucoup de chance. Il est cool, drôle, intelligent. Je l'ai eu très jeune, je ne me sens pas très loin de lui finalement.

Vous êtes une femme de caractère, comme votre personnage dans le film. Le féminisme est-il toujours nécessaire selon vous?

Je respecte beaucoup les féministes, mais je ne me bats pas particulièrement pour la condition de la femme. A mon avis, le féminisme est toujours nécessaire bien que je sois opposée à toute forme d'extrémisme.

Pourriez-vous vous engager pour une cause comme le fait celle que vosu incarnez dans le film?

J'aimerais être cette femme, mais je ne le suis pas. Je lui ai dit qu'il me voyait avec les yeux de l'amour. Elle est beaucoup plus généreuse et plus libre que moi. Elle a un altruisme que je ne pourrais avoir qu'avec mes propres enfants. Elle a un vrai don de soi. Elle est plus que moi, elle est mieux que moi, évidemment. J'ai fait un stage pour préparer le rôle chez I-Télé avec des reporters de guerre. Et là j'ai vu que des gens comme ça existaient. Il y avait un vrai don de soi, cette envie de dénoncer ce qui se passe dans le monde, d'aller au milieu de la guerre, de gens qui meurent, d'enfants qui tiennent des kalachnikovs. C'est très violent.

Des associations ou des organisations vous ont-elles déjà demandé de vous impliquer, d'être leur marraine?

Pas spécialement. Il y a eu quelques trucs où on vous demande furtivement pour des soirées. Maintenant, m'impliquer dans une association, peut-être qu'il me faudrait plus de pouvoir dans le sens public. Oui, peut-être un jour. Pourquoi pas?

Ce serait dans quel domaine?

Je ne sais pas, il y a beaucoup de choses qui me touchent. Je suis très maman, donc tout ce qui touche les enfants. Je trouve ça terriblement injuste. Ce serait peut-être autour des enfants. Après on grandit, on vieillit, il vous arrive des choses dans la vie qui vous touchent plus.

Le film permet de (re)découvrir la France. Comment vous représentez-vous votre pays?

Pour moi, c'est d'abord une terre d'accueil, parce que je suis parisienne née à Paris, mais mes parents ne sont pas français. La France c'est tout cet éclectisme. Il y a de tout en France, c'est merveilleux, c'est une chance.

Vos parents vous ont raconté comment s'était déroulée leur arrivée en France?

Bien sûr. Ils ont leur histoire. Ca a peut-être été plus dur pour mon père qui est arrivée sans rien dans les poches pour essayer d'aider sa famille. Il avait perdu son père très jeune. Ma mère, c'était autre chose. Elle est venue pour les vacances et elle a rencontré mon père. Elle pensait qu'elle allait rester un mois et elle n'est jamais repartie.

Vous êtes-vus inspirée de ce que vous a raconté votre père pour le film? Michaël en a-t-il parlé avec lui?

Je pense que Michaël a aussi son histoire avec ses parents. Il a aussi sa propre nourriture. C'est quelqu'un de très curieux, donc bien sûr qu'il a parlé avec mes parents, avec plein de gens autour de lui. On s'en inspire. Mais le film ce n'est pas que ça et la France non plus ce n'est pas que ça. On a beaucoup de chance en France. De ce que j'ai lu, la France a été élue, avec l'Australie, le meilleur pays dans lequel on vit, que ce soit le climat, la scolarité, la santé, la sécurité sociale. On a beaucoup de chance, on a un pays qui fonctionne même en pleine crise. On ne peut pas se plaindre.

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