A la recherche de chiffres sur la pénurie de logements

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A la recherche de chiffres sur la pénurie de logements

La crise du logement touche aussi les jeunes en formation, même s'il est encore difficile de le prouver avec des statistiques.

«Une radiographie de la situation nous permettrait de faire le point sur les carences, leur évolution et les améliorations possibles», explique Anne Baehler Bech. La députée écologiste a déposé une demande de rapport dans ce sens aux autorités vaudoises à la fin de novembre.

Il était temps, selon Julien Wicki. Le secrétaire de la Fédération des associations d'étudiants (FAE) de l'Université de Lausanne reçoit régulièrement des témoignages sur la pénurie. Loyers trop chers, méfiance des gérances, rareté des foyers d'étudiants, non-accès aux logements subventionnés, ce sont des problèmes, parmi d'autres, rencontrés par les étudiants. «Mais les chiffres sur la question sont rares, voire inexistants, notamment sur le parc immobilier à disposition des jeunes en formation», ajoute M. Wicki. Un rapport donnerait une base objective de discussion.

Le secrétaire de la FAE ne peint pas le diable sur la muraille pour autant: «La situation n'est pas catastrophique. Elle est juste mauvaise.» En d'autres termes, les 1500 logements actuels offerts par le site universitaire lausannois sont un pas en avant. Mais la ville de Lausanne, qui accueille les principales écoles du canton, et les autres communes vaudoises qui y envoient leurs enfants ne s'impliqueraient pas assez financièrement, selon la FAE. «Elles pourraient en faire plus en créant un fonds intercommunal pour le logement.»

Dominique Botti

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