A Onex, l'école se muscle contre les inégalités
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A Onex, l'école se muscle contre les inégalités

Charles Beer a lancé un projet pilote pour renforcer l'aide aux élèves en difficulté.

Sept écoles primaires bénéficieront, dès la rentrée de lundi, de moyens supplémentaires visant à corriger un point qui les réunit: des résultats scolaires aussi mauvais que l'ambiance de travail. Toutes sont situées dans des quartiers populaires qui concentrent les facteurs menant aux inégalités sociales, a insisté Charles Beer, conseiller d'Etat en charge de l'Instruction publique.

Six d'entre elles (Allobroges, Libellules, Châtelaine, Lignon, Chateaubriand, La Roseraie) verront le nombre moyen d'élèves par classe passer de plus de vingt à moins de dix-huit.

Pour l'école des Tattes, à Onex, l'expérience ira plus loin. Une directrice a été nommée à ce poste inédit pour cet établissement où 80 langues sont parlées par des élèves dont les deux tiers des parents gagnent moins que la moyenne des Genevois. Un projet de multiplier les postes de directeur d'école est d'ailleurs à l'étude.

Autre mesure pour les Tattes: les maîtres de classe ne suivront plus, avec leurs élèves, les cours dispensés par les enseignants spécialisés (gym, allemand, dessin, etc.) comme ils l'ont fait jusqu'à aujourd'hui. Ce temps sera consacré à aider spécifiquement les élèves en difficulté, notamment dans l'apprentissage de la lecture.

Ces mesures seront appliquées à l'ensemble des écoles du canton si elles se révèlent concluantes. Charles Beer pense que cela pourra se faire dès 2007. Il a d'autre part réaffirmé sa volonté de réintroduire les classes le mercredi matin dès la rentrée 2008.

David Haeberli

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