A Osasuna, Margairaz paie sa trop grande timidité
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A Osasuna, Margairaz paie sa trop grande timidité

FOOTBALL. Dans trois jours à Zurich, la Suisse de Köbi Kuhn en
découdra en match amical avec l'Autriche.

No 10 de notre équipe nationale, Xavier Margairaz traverse une mauvaise passe. Transféré cet été en Espagne, le Vaudois n'a pas encore comptabilisé la moindre minute de jeu en Liga, sous le maillot du 11e du championnat, Osasuna Pampelune. «Durant le premier mois, mon intégration n'a pas été évidente. J'avais toujours envie de rentrer en Suisse, raconte, honnête, l'ex-joueur du FC Zurich. Passé cette première phase, j'ai commencé à bien m'acclimater.»

«Mes nouveaux dirigeants ont été déçus par ma personnalité, souligne Xavier Margairaz. Ils m'ont reproché d'être un garçon trop timide, de ne pas suffisamment m'extérioriser, de ne pas avoir le tempérament du Sud. D'ailleurs, Köbi Kuhn me tient le même discours que mon entraîneur, José Angel Ziganda Lakunza. Je vais donc devoir me faire violence. Logiquement remplaçant en début de saison – j'ai dû m'adapter au rythme d'un football qui va deux fois plus vite que le nôtre –, je me sens désormais prêt à jouer, poursuit le Vaudois. Notre entraîneur ressemble à celui de Lille. Comme Claude Puel, il modifie régulièrement son équipe. Mon tour devrait venir. Si je veux disputer l'Euro 2008, il me faut jouer!»

Et de conclure: «Face à l'Autriche (n.d.l.r.: il devrait être titularisé), la manière sera plus importante que le résultat. A nous d'évoluer comme contre l'Argentine et les Pays-Bas.»

David Cherix, Feusisberg

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