Actualisé 13.12.2019 à 16:37

AlgérieÀ peine élu, le nouveau président est déjà contesté

Le nouveau chef de l'État élu la veille, Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a été massivement conspué dans les rues d'Alger.

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Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis mercredi une peine de 4 ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue Hirak. (4 mars 2020)

Le procureur d'un tribunal d'Alger a requis mercredi une peine de 4 ans de prison ferme contre l'opposant Karim Tabbou, figure de proue Hirak. (4 mars 2020)

AFP
Le nouveau président  Abdelmadjid Tebboune a juré de «respecter et de glorifier la religion islamique et de veiller à la continuité de l'Etat» lors de sa prestation de serment. (Jeudi 19 décembre 2019)

Le nouveau président Abdelmadjid Tebboune a juré de «respecter et de glorifier la religion islamique et de veiller à la continuité de l'Etat» lors de sa prestation de serment. (Jeudi 19 décembre 2019)

AFP
Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a félicité samedi Abdelmadjid Tebboune, au lendemain de son élection. Les militaires comptent appuyer l'élu. (14 décembre 2019)

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a félicité samedi Abdelmadjid Tebboune, au lendemain de son élection. Les militaires comptent appuyer l'élu. (14 décembre 2019)

AFP

Une marée humaine a envahi vendredi le centre d'Alger pour conspuer le nouveau chef de l'État élu la veille, Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

«Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas», scandent les manifestants qui défilent en masse en ce 43e vendredi de mobilisation depuis le déclenchement en février du mouvement («Hirak») de contestation populaire inédit.

Selon la journaliste de l'AFP, la mobilisation est aussi importante que vendredi dernier, lorsqu'une foule immense avait défilé dans le centre de la capitale pour rejeter le scrutin présidentiel. Les manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire: «Tebboune ton mandat est un mandat mort né» ou encore «Votre président ne me représente pas.»

Les manifestants sont de tous âges et de toutes les conditions sociales, hommes et femmes ensemble, certaines voilées et d'autres en jeans et baskets. «Tebboune, c'est pire que Bouteflika. Il est connu pour avoir fait partie des voleurs. On n'a pas voté et on ne fera pas marche arrière», affirme Meriem, une fonctionnaire de 31 ans. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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