Swiss Arctic Project: «A Pyramiden, la nature reprend ses droits»
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Swiss Arctic Project«A Pyramiden, la nature reprend ses droits»

Un jeune valaisan se trouve depuis plus d'une semaine en Norvège pour effectuer un travail sur le permafrost. Il livre ses premières impressions.

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ofu
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Antoine Carron (à gauche) à Pyramiden.

Antoine Carron (à gauche) à Pyramiden.

Swiss Arctic Project
Dans cette ancienne colonie soviétique, abandonnée depuis 1998, les animaux sauvages se promènent librement dans la localité.

Dans cette ancienne colonie soviétique, abandonnée depuis 1998, les animaux sauvages se promènent librement dans la localité.

Swiss Arctic Project
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«Après si peu de temps, l'ambiance au sein du groupe est déjà très forte. On est soudé.» Joint mardi par téléphone, Antoine Carron explique comment il a vécu ses premiers jours passés en Norvège, dans le cadre du Swiss Arctic Project (lire encadré).

Le Valaisan de 19 ans ainsi que les quatre autres participants ont atterri à Longyearbyen le 17 juillet dernier. «Ce qui m'a le plus frappé en arrivant, ce sont les paysages lunaires et le froid. Il règne vraiment une ambiance nordique ici.»

Sternes arctiques et loups

Après une première nuit sur place, le groupe, qui voyage à bord du bateau d'expédition San Gottardo, a eu son premier contact avec la glace en explorant le glacier d'Eesmarkbreen. L'embarcation a ensuite mis le cap sur Pyramiden afin de découvrir un deuxième glacier, celui de Nordenskiöldbreen. «Depuis 1990, la langue glaciaire s'est raccourcie de plus d'un kilomètre. Les signes du réchauffement sont à la portée de nos yeux, espérons qu'ils n'auront jamais besoin de frapper à notre porte.»

A la question de savoir quelle est l'expérience la plus marquante depuis son arrivée en Norvège, le benjamin du groupe n'hésite pas une seconde en répondant: le village de Pyramiden, ancien campement soviétique et communauté minière. La localité a en effet été abandonnée en 1998 quand la production de la mine a cessé. «L'ambiance de la guerre froide est encore bien présente.» Et d'ajouter: «On voit la nature reprendre peu à peu ses droits. Les sternes arctiques qui nichent sur chaque rebord de fenêtre le prouvent... tout comme les renards qui guettent d'ailleurs.»

«J'ai beaucoup de chance d'être ici»

Les quelques jours passés à Pyramiden ont permis aux participants de l'expédition de prendre diverses mesures et échantillons. Des échantillons d'eau ont notamment été collectionnés pour l'Université de Neuchâtel afin de découvrir quels micro-organismes vivent en Antarctique.

Le 22 juillet, le groupe est retourné à Longyearbyen pour accueillir une équipe de la télévision alémanique SRF. Avant de laisser Antoine vaquer à ses occupations, nous avons voulu savoir si quelque chose lui manquait depuis son arrivée en Norvège. Sa réponse a été directe et franche: «Rien. Franchement, je n'ai pas à me plaindre. J'ai beaucoup de chance d'être ici.»

Mardi, le San Gottardo a mis le cap sur le Nord.

Swiss Arctic Project

«20 minutes» est partenaire média du Swiss Arctic Project. Un journaliste travaillant pour la rédaction alémanique de «20 Minuten» accompagnera les cinq jeunes tout au long de l'expédition.

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