A quand des distributeurs de Prosac à l'université?
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A quand des distributeurs de Prosac à l'université?

Lausanne – Un tiers des nouveaux étudiants de l'Université avouent ne pas «aller très bien».
Ils débutent leurs études à l'Université de Lausanne (UNIL) et admettent un mal-être psychologique.

Les étudiants ont le blues, surtout en Faculté de médecine ou lorsqu'ils sont de sexe féminin. C'est ce qui ressort de l'enquête intitulée «Comment allez-vous?», menée par le Service d'orientation et conseil et la Fédération des associations des étudiants de l'UNIL.

Un maillage très serré et précis de questions aborde les problèmes fréquemment rencontrés par les étudiants, notamment tout ce qui touche au logement, au budget, à l'adaptation à l'environnement universitaire, au travail rémunéré à côté des études, etc. L'objectif de l'étude vise à faciliter l'intégration des nouveaux étudiants.

Il apparaît que seuls 20% des étudiants ne se sentent pas adaptés à la vie universitaire. La méthode de travail semble être plus problématique dans le sens où la moitié des interviewés avouent qu'ils peinent à en trouver une. Plus inquiétant: 68,7% des étudiants parlent de difficultés matérielles et 50,3% affirment travailler en dehors de leurs études. C'est une moyenne de 8 heures hebdomadaires en sus de l'horaire d'études, qui comptabilise environ 38 heures. Ce qui fait une semaine de 46 heures.

Ainsi, l'image de l'étudiant glandeur et champion de la procrastination fait la part belle au mythe. Autrement dit: l'étudiant est un travailleur comme un autre.

Elisabeth Foster

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