Actualisé 10.11.2012 à 20:09

Vendée Globe

A quand un autre Suisse sur le Vendée Globe ?

Partis pour leur tour du monde sans escale samedi, Bernard Stamm et Dominique Wavre portent haut, et depuis longtemps, les couleurs suisses dans la voile océanique. Qu'en est-il de la relève?

de
J.-Ph. Pressl-Wenger, Les Sables d'Olonne
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Dominique Wavre (Mirabaud) ont tous les deux réussi leur départ. Stamm a même pris la tête de la flotille.

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Dominique Wavre (Mirabaud) ont tous les deux réussi leur départ. Stamm a même pris la tête de la flotille.

Ils ne sont pas éternels. Un jour où l'autre, la course au large verra Bernard Stamm (49 ans) et Dominique Wavre (57 ans) lui dire au revoir. Même si ce n'est pas pour demain, la question de la relève se pose.

Rencontré sur les pontons des Sables d'Olonne où il est venu soutenir les deux marins helvétiques, le nouveau président de Swiss-Sailing Vincent Hagin a rendu hommage aux deux routiniers. «Ce sont deux merveilleux exemples pour nos jeunes, a lâché le nouvel homme fort de la Fédération. Il y a toute une génération de navigateurs, comme celle qui réussit au CER (ndlr : Centre d'entraînement à la régate de Genève) par exemple, qui peut en profiter.» Lorsqu'on lui demande les noms de ceux qui se rapprochent le plus actuellement de Stamm et Wavre, Vincent Hagin cite deux noms sans hésiter : Justine Mettraux et Etienne David.

Engagés en 6m50 en solo ou en double, ils réussissent à briller régulièrement. La Genevoise de 27 ans s'était notamment fait remarquer en remportant la première étape de la course Les Sables – Les Açores – Les Sables. Compère de Justine Mettraux sur la Mini Fastnet remportée cet été, Etienne David (44 ans) est pour sa part depuis plusieurs années une figure dans le monde de la voile en Suisse romande.

Les conseils du pro

Peut-on ainsi imaginer un troisième concurrent suisse sur un tour du monde? « Faire envie de courir le Vendée Globe à quelqu'un de trop jeune, c'est un peu une tromperie, a expliqué Dominique Wavre. C'est la course de la maturité. Il faut auparavant avoir eu l'expérience de la Mini Transat ou de la Solitaire du Figaro.» Utilisant un parallèle avec l'alpinisme, le skipper genevois a imagé : «C'est comme pour s'attaquer à l'Himalaya. Tu dois avoir fait ton Salève et tes Alpes avant de viser plus haut.»

Doyen de la flotte du Vendée Globe cette année, Wavre a relevé que le meilleur conseil qu'il pouvait donner aux jeunes désireux de se lancer dans la voile océanique était de disposer d'une solution de rechange. «Il faut toujours avoir un métier derrière, au cas où la recherche des sponsors n'aboutit pas ou que l'on se blesse. C'est fondamental.» Heureusement, les solides projets de Dominique Wavre et de Bernard Stamm n'ont pas connu de problème. C'est ce qui leur a permis, samedi, de franchir la ligne de départ de la 7e édition du Vendée Globe, pour un périple de presque trois mois autour de la planète.

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