Football – Europa League: A rencontre spéciale, préparation particulière
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Football – Europa LeagueA rencontre spéciale, préparation particulière

Le FC Sion a vécu mercredi son dernier jour de préparation avant son 1er match d'Europa League, jeudi contre Rubin Kazan (Rus).

par
Oliver Dufour
Saint-Maurice
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Moussa Konaté s'est mis au travail sur le terrain isolé de Saint-Maurice, sous l'oeil de ses coaches sédunois et d'une poignée de jeunes fans.

Moussa Konaté s'est mis au travail sur le terrain isolé de Saint-Maurice, sous l'oeil de ses coaches sédunois et d'une poignée de jeunes fans.

Keystone/Jean-christophe Bott
Keystone/Jean-christophe Bott
Le collectif sédunois se prépare à accueillir les Russes de Rubin Kazan, jeudi en Europa League.

Le collectif sédunois se prépare à accueillir les Russes de Rubin Kazan, jeudi en Europa League.

Keystone/Jean-christophe Bott

Les grandes occasions se préparent toujours un peu différemment. Au FC Sion, qui a obtenu le droit délivré par l'UEFA, de recevoir son adversaire tatar à Tourbillon (moyennant de sérieux aménagements), on a spontanément cherché à s'éloigner un peu de ses bases durant deux jours.

Ainsi, la formation valaisanne s'est «exilée» à 40km de son quartier général, à Lavey-les-Bains, dans le canton de Vaud, pour préparer sereinement son premier choc européen depuis 2011, face au Celtic Glasgow. Mercredi après-midi, les joueurs ont également déplacé leur séance d'entraînement à Saint-Maurice (VS), toujours à une demi-heure de route du chef-lieu.

Comme en Coupe de Suisse

Si le concept de la préparation extra-muros alors qu'on joue à domicile peut surprendre, elle n'est ni unique, ni complètement loufoque. La saison dernière, Sion avait procédé d'une manière similaire lors de ses deux plus importants matches de l'exercice: la demi-finale et la finale de la Coupe de Suisse. Certes, ces parties ne s'étaient pas disputées à Tourbillon, mais elles sortaient suffisamment de l'ordinaire pour inviter les Sédunois à une préparation particulière.

Dans ces moments où l'événement gagne en importance, certains préfèrent ne rien changer, agir comme si de rien n'était et ne surtout pas perturber leur routine, de peur d'enrayer la mécanique avec des nouveautés supplémentaires. D'autres, comme la formation de Didier Tholot, aiment se mettre en condition spéciale. Ce qui leur avait d'ailleurs bien réussi en Coupe, d'abord face à Zurich, puis contre Bâle.

«On ne veut surtout pas la galvauder»

«On a plusieurs jeunes joueurs et c'est bien de vivre un peu à l'extérieur», justifie le coach français. Ce n'est d'ailleurs pas inhabituel. Dans les grands clubs on le voit aussi. On se retrouve dans une situation particulière, avec une compétition qui a plus de répercussions sur le plan médiatique. Les performances sont observées. Moi, j'ai l'a chance d'avoir un groupe de bons mecs, qui sont sérieux et qui bossent bien. On ne va surtout pas galvauder cette occasion de se mettre en valeur», martèle le Ligérien.

«En tant que joueurs, ça nous fait du bien de parfois voir d'autres terrains, d'autres hôtels», précise pour sa part le défenseur Reto Ziegler. «Nous sommes un bon groupe. Se réunir comme ça durant deux jours, ce n'est que du positif.» Ajoutons à cela le calme additionnel que procure un éloignement du stade de Tourbillon, où l'activité est foisonnante à l'approche de la soirée tant attendue, et la recette pourrait à nouveau être redoutablement efficace.

Kazan en altitude

La formation de Kazan, qui a posé ses bagages dans un luxueux hôtel de la station alpine de Crans-Montana, clame elle aussi se trouver dans une situation inhabituelle. «Nous sommes un peu loin du stade», estime Valeriy Chaly, entraîneur des Tatares. Les joueurs n'ont pas l'habitude de ça, des montagnes. Nous nous sommes installés là car il n'y avait aucun hôtel disponible dans les environs», déclare le tacticien. Le FC Sion avait pourtant recommandé à ses adversaires une adresse en plaine. De quoi perturber la sérénité du collectif russe? Réponse, sans doute, jeudi soir dès 19h.

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