Musique: AaRON: «La mélancolie reste le propre de l'être humain»
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MusiqueAaRON: «La mélancolie reste le propre de l'être humain»

Trois ans après son coup d'essai, le duo français réussit la passe de deux. Simon Buret et Olivier Coursier seront samedi en concert à Fri-Son.

par
Laurent Flückiger
Simon Buret (chant) et Olivier Coursier (musique): il n'y a pas que les fringues qui les réunissent.

Simon Buret (chant) et Olivier Coursier (musique): il n'y a pas que les fringues qui les réunissent.

20minutes: Après le succès du 1er album, la maison de disques vous a-t-elle poussés à faire aussi bien avec «Birds in the Storm»?

Simon. – On n'avait aucune contrainte, sinon d'être libres et de poser sur ce disque ce qu'on avait exactement en tête. Plutôt que d'aller en studio, on voulait n'être que les deux et enregistrer de notre côté.

Olivier. – C'était pour s'affranchir de la peur d'être face à un producteur. Le piège, c'est de faire un album tel que les gens l'imaginent, alors qu'on a évolué, en trois ans.

Rien que les deux en studio, pas trop difficile?

O. – On a des caractères qui se complètent. On partage des choses tellement intenses: on a commencé dans une cuisine pour se retrouver plus tard devant 45 000 personnes. C'est fou de vivre ça avec ton pote!

Le disque suit-il une trame?

S. – On l'a construit comme une journée qui défile. Depuis le matin avec une atmosphère particulière jusqu'à la nuit qui arrive et la fièvre qui va avec.

Le nom de l'album, «Birds in the Storm», qu'évoque-t-il pour vous?

O. – La fragilité au milieu de la puissance, l'équilibre. C'est aussi le morceau qui a les couleurs de tous les autres.

Vous touchez pour la première fois le blues avec «Waiting for the Wind to Come».

S. – Les instruments se sont greffés à la voix. Ce morceau est un peu comme une prière, une espèce de mantra. Après avoir vécu une tournée, je me sens plus libre avec ma voix. Je commence à apprivoiser le fait d'être chanteur.

Une chose ne change pas chez AaRON: la mélancolie.

S. – La mélancolie est le propre de l'être humain.

Vous jouez samedi à Fribourg. A quoi peut-on s'attendre?

O. – A une totale réorchestration, on est cinq sur scène. L'idée est de s'affranchir des structures. Et c'est jouissif, car à présent on a plus de titres.

AaRON, «Birds in the Storm». Distr. Disques Office (déjà disponible). Concert samedi à 20 h, Fri-Son, Fribourg.

Le clip du single «Seeds of Gold»:

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