France: Abdeslam rompt le silence pour disculper Ali Oulkadi
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FranceAbdeslam rompt le silence pour disculper Ali Oulkadi

Salah Abdeslam a parlé pour la 1ère fois devant la justice . Le dernier survivant des commandos des attentats de Paris dit n'avoir «jamais sollicité» l'aide du suspect.

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Sofiane Ayari, ici juste après son arrestation en 2016.   La justice belge l'a inculpé dans  l'enquête sur les attaques du 22 mars 2016 à Bruxelles. (Vendredi 2 juin 2018)

Sofiane Ayari, ici juste après son arrestation en 2016. La justice belge l'a inculpé dans l'enquête sur les attaques du 22 mars 2016 à Bruxelles. (Vendredi 2 juin 2018)

AFP
C'est confirmé. Salah Abdeslam ne sera pas jugé en Belgique pour une fusillade avec des policiers. (23 mai 2018)

C'est confirmé. Salah Abdeslam ne sera pas jugé en Belgique pour une fusillade avec des policiers. (23 mai 2018)

AFP
Salah Abdeslam a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation à 20 ans de prison. (Lundi 14 mai 2018)

Salah Abdeslam a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation à 20 ans de prison. (Lundi 14 mai 2018)

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Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 en France, s'est exprimé vendredi pour la première fois devant un juge, pour dédouaner un homme soupçonné de l'avoir aidé dans sa cavale, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Confronté à Ali Oulkadi, un proche de son frère Brahim mort en kamikaze le 13 novembre, Salah Abdeslam a affirmé n'avoir «jamais sollicité» l'aide de ce suspect, d'après cette source. Muré dans le silence depuis son transfèrement de Belgique en France en avril 2016, il a en revanche refusé de s'exprimer sur sa propre implication dans les attaques.

Appartements «conspiratifs»

Le 14 novembre au matin, Salah Abdeslam, déposé à Bruxelles par deux amis, Mohamed Amri et Hamza Attou, venus de Belgique le récupérer en région parisienne, avait rejoint Ali Oulkadi dans un café de la capitale belge.

Procès Abdeslam: silence regrettable

Abdeslam a gardé le silence lors de son procès en Belgique.

Les enquêteurs considèrent que ce dernier ne pouvait ignorer la préparation des attentats, son ADN ayant été retrouvé dans l'un des appartements «conspiratifs» de la cellule franco-belge ayant servi à la confection des ceintures explosives, à Schaerbeek.

Lors de cette confrontation, Salah Abdeslam, 28 ans, a affirmé qu'Oulkadi n'était jamais entré dans cet appartement et qu'il n'avait jamais sollicité son aide dans sa cavale, d'après la source proche du dossier.

Le 14 novembre, «il ne pouvait pas savoir que j'étais l'ennemi numéro un», a ajouté le suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis, dans la banlieue nord, d'après cette source.

Des zones d'ombre

Salah Abdeslam avait été extrait de sa cellule vendredi matin pour cette confrontation qui a duré un peu plus d'une heure, selon des sources concordantes.

Des zones d'ombre entourent encore le rôle exact de Salah Abdeslam. Les investigations montrent qu'il a déposé les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, le soir des attaques, avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque suicide.

Proche du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats, il a aussi eu un rôle de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et est également soupçonné d'avoir convoyé à travers l'Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix djihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts). (nxp/afp)

(NewsXpress)

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