Actualisé 03.10.2018 à 17:35

SuisseAbris PC pas opérationnels en cas de catastrophe

Le matériel médical dans les abris de Protection civile est complètement dépassé. Un effort doit également être fait dans les moyens de communication.

von
smk/nxp
Les abris de protection civile ont besoin de mettre à jour leur matériel.

Les abris de protection civile ont besoin de mettre à jour leur matériel.

Keystone

Les abris de Protection civile ne remplissent pas leur rôle et ne sont pas opérationnels. Tel est le constat de Benno Bühlmann, le directeur de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP).

La situation serait particulièrement préoccupante en cas de catastrophe. «Les postes médicaux et les hôpitaux protégés ne sont actuellement pas opérationnels. Nous devrions nous contenter d'arrangements provisoires», déclare-t-il dans une interview dans le Blick.

Du matériel obsolète

Il reconnaît également qu'un chirurgien ne pourrait plus opérer dans les abris. «Et le personnel ne pourrait plus utiliser l'équipement médical désuet.» La Suisse serait donc forcée de compter sur l'aide internationale en cas de catastrophe. L'armée serait également mise à contribution, mais elle ne pourrait mettre que 800 lits à disposition pour les besoins civils.

Si la Suisse fait mieux que de nombreux pays, elle n'est pas prête à affronter tous les scénarios, a reconnu l'Uranais. La situation est toutefois meilleure au niveau des postes de commandement ou encore des installations d'approvisionnement puisque le matériel technique est encore en bon état.

Benno Bühlmann précise bien que le gouvernement est au courant de la situation. «Nous sommes en train d'adapter la base juridique. Le projet de révision totale de la loi fédérale sur la protection de la population sera soumis au Conseil fédéral avant la fin de cette année.»

Effort dans la communication

D'ici là, l'OFPP envisage de réintroduire un service médical de protection civile et veut porter son effort sur les systèmes de communication. Ces derniers devront fonctionner indépendamment du réseau électrique normal, ce qui se traduira par des dépenses supplémentaires.

Les Cantons devraient donc passer à la caisse. «La future loi prévoit une clé de répartition pour le financement. Elle s'applique également à la Protection civile: la sécurité a son prix, elle n'est pas gratuite.»

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