Actualisé 26.10.2014 à 08:29

Votation du 30 novembre

Accepter Ecopop serait «une catastrophe»

Les chefs de l'économie suisse, à l'image du patron de Roche, craignent les dégâts que pourraient engendrer un «oui» à l'initiative sur l'immigration, mise au vote le 30 novembre.

Alors que le chef de Roche, Severin Schwan (photo), parle de «catastrophe», le président d'economiesuisse, Heinz Karrer, prédit une récession.

Alors que le chef de Roche, Severin Schwan (photo), parle de «catastrophe», le président d'economiesuisse, Heinz Karrer, prédit une récession.

«Les Suisses scieraient la branche sur laquelle ils sont assis», affirme le directeur général du géant pharmaceutique bâlois, Severin Schwan, dans une interview diffusée dimanche par la «SonntagsZeitung». Il précise que la catastrophe ne serait pas seulement pour l'économie, mais aussi pour le pays tout entier.

La Suisse est considérée pour sa fiabilité, son ouverture et son innovation, note M. Schwan. Cette réputation est en danger, prévient-il. Selon lui, ce serait bien si l'initiative de l'Association écologie et population (Ecopop) était nettement rejetée, car il n'y a pas de plan b.

Confiant

Le patron de Roche n'a cependant pas voulu spéculer sur la réaction qu'aurait le géant pharmaceutique bâlois en cas de oui. Ses plans d'investissements doivent néanmoins être compris comme un signal clair aux citoyens. «Nous avons confiance en la Suisse. Nous voulons y rester et c'est pour cela que nous investissons ici», a-t-il néanmoins rassuré.

Aux yeux Heinz Karrer, une acceptation du texte plongerait le pays en récession. En quelques années, de nombreuses branches manqueraient de main-d'oeuvre, a-t-il prévenu dans une interview au «SonntagsBlick». Ajouté à la suppression certaine des accords bilatéraux, cette issue serait inévitable.

L'économie helvétique va encore bien, le marché du travail est très attractif. Mais si la conjoncture ralentissait vraiment fortement, le nombre d'immigrés aussi. (ats)

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