Trump: Accepter une audition par Mueller, un «piège»

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TrumpAccepter une audition par Mueller, un «piège»

Quoi qu'il dise sous serment au procureur spécial de l'enquête russe, Donald Trump estime que cela pourrait mal tourner.

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L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

AFP
Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone
L'audition prévue mercredi devant le Congrès américain du procureur spécial Robert Mueller, pour évoquer son enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, a été reportée. (Vendredi 12 juillet 2019)

L'audition prévue mercredi devant le Congrès américain du procureur spécial Robert Mueller, pour évoquer son enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, a été reportée. (Vendredi 12 juillet 2019)

AFP

Donald Trump a déclaré lundi être inquiet que toute déclaration qu'il pourrait effectuer sous serment lors d'une éventuelle audition par le procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de l'enquête russe puisse être utilisée pour porter contre lui des accusations de parjure.

Le président américain dit craindre que les enquêteurs comparent son potentiel témoignage avec celui des autres personnes interrogées par l'équipe de Mueller pour trouver des divergences et les utiliser contre lui. Il prend l'exemple de l'ancien directeur du FBI James Comey, très critique envers Trump, pour illustrer ses dires.

«Si je dis quelque chose et que lui (Comey) dit quelque chose d'autre, c'est ma parole contre la sienne, et il est le meilleur ami de Mueller, donc Mueller pourrait dire: 'Bon, je crois Comey', et même si je dis la vérité, ça fait de moi un menteur. Ce n'est pas bien», a confié Trump lors d'un entretien accordé à Reuters dans le bureau Ovale de la Maison Blanche.

L'avocat de Trump, Rudy Giuliani, avait prévenu ces derniers jours qu'accepter un interrogatoire par le procureur spécial pourrait être «un piège pour parjure». En dépit de ses inquiétudes, le président américain n'a pas voulu dire s'il accepterait ou non d'être interrogé par Mueller.

«Chasse aux sorcières»

Robert Mueller et son équipe enquêtent sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l'équipe de campagne Trump et des responsables russes. Trump nie ces accusations et qualifie cette enquête de «chasse aux sorcières».

Donald Trump a aussi refusé de dire s'il songeait à retirer à Mueller ses accréditations de sécurité, comme Trump l'a fait la semaine dernière avec l'ancien patron de la CIA, John Brennan, et comme Trump envisage de le faire pour plusieurs autres anciens responsables gouvernementaux qui ont en commun de l'avoir critiqué. «Je n'ai pas vraiment réfléchi à ça», a assuré le chef de la Maison Blanche à Reuters.

Comme il le fait régulièrement via Twitter, Donald Trump a critiqué l'enquête russe, qu'il considère biaisée et qualifie de disgrâce. Trump a souligné avoir le pouvoir d'intervenir dans cette enquête, mais avoir décidé de ne pas le faire jusqu'à présent.

Nuire aux relations

Dimanche, il a dit sur Twitter avoir incité le personnel de la Maison Blanche à collaborer, après que le New York Times a révélé que l'avocat de la Maison blanche avait témoigné à plusieurs reprises devant les enquêteurs.

Ces derniers mois, le président américain a critiqué à plusieurs reprises le procureur général Jeff Sessions pour s'être retiré de l'enquête et en avoir laissé la supervision à son adjoint Rod Rosenstein.

Trump a déclaré à Reuters que l'enquête cherchait à nuire aux efforts du président américain pour renforcer les relations entre Washington et Moscou. Il a de nouveau refusé de blâmer la Russie pour toute ingérence dans l'élection de 2016, contrairement aux conclusions de ses services de renseignement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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