Actualisé 04.04.2008 à 13:58

Accès artificiels au Léman

Île de sable fin ou plate-forme: le service des eaux se montre
frileux face aux projets pour baigneurs sur le lac.

VAUD.

Piquer une tête dans le Léman depuis une plateforme surplombant les flots ou se dorer la pilule sur une île artificielle de sable fin. Les communes lémaniques ont une imagination fertile pour s'offrir un accès agréable au lac. Leur inventivité se heurte néanmoins aux principes du service cantonal des eaux (SESA), qui se montre très réticent à toute installation balnéaire sur le lac. «Nous préférons améliorer les sites existants de baignade», explique Michel Cosendai, ingénieur au SESA.

Le sort du projet d'île artificielle de Gland n'est pourtant pas encore scellé. «C'est un cas complexe qui nous laisse circonspect.» Dévolue aux baigneurs en été, elle servirait de reposoir pour les oiseaux migrateurs en hiver. Michel Cosendai est clair sur un point: «Le projet doit avoir impérativement un intérêt environnemental pour que le remblayage soit autorisé.» En a-t-il vraiment? La question est en cours d'examen. La crainte du SESA est de permettre un précédent qui encouragerait de nombreuses communes à faire la même demande.

Pour les plate-formes, le précédent existe. Dans le cadre du réaménagement de la place du Marché en 2001, Montreux a obtenu la sienne. «Cette plate-forme avait fait l'objet de nombreuses discussions et sa dimension fortement réduite», précise-t-il. Aujourd'hui, c'est un élu vert lausannois qui souhaite une installation de ce type à Ouchy. «Un tel projet ferait l'objet de discussions serrées et aurait beaucoup de peine à voir le jour», conclut Michel Cosendai. Carole Pantet

La fourchette menacée

Une pétition et le soutien de la Municipalité de Vevey ne suffiront sans doute pas à assurer la survie de la fourchette. Les services cantonaux ont donné un préavis négatif au maintien de l’œuvre au large de l’Alimentarium. Même si aucun citoyen ne fait opposition, le Canton devrait refuser son maintien. La Municipalité pourra encore faire recours. Mais le Tribunal cantonal s’était prononcé contre cette implantation il y a dix ans.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!