Crise en Ukraine: Accord à Berlin sur une ligne de démarcation
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Crise en UkraineAccord à Berlin sur une ligne de démarcation

Des progrès ont été enregistrés mercredi soir à Berlin lors de discussions sur la crise ukrainienne. Un accord a été conclu sur des zones de sécurité entre rebelles pro-russes et forces ukrainiennes.

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14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

Reuters
03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

Keystone
20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

epa/Roman Pilipey

Les ministres des Affaires étrangères français, allemand, russe et ukrainien ont accompli des «progrès perceptibles» lors de leur rencontre dans la capitale allemande, a affirmé mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Le chef de la diplomatie allemande a ajouté qu'un accord avait été conclu sur la création d'une ligne de démarcation autour de laquelle les armes lourdes devront être exclues.

Dans un communiqué conjoint diffusé par le ministère allemand, les chefs de la diplomatie des quatre pays font part de leurs «graves inquiétudes» face à l'escalade des combats dans l'est de l'Ukraine. Les ministres estiment toutefois que des progrès tangibles ont été accomplis sur la mise en oeuvre du protocole en 12 points conclu à Minsk le 5 septembre.

Les ministres appellent toutes les parties à respecter ce protocole et notamment à organiser le retrait des armes lourdes dans la zone d'affrontement. Un sommet ne pourra pas avoir lieu, jugent-ils, tant qu'une trêve ne sera pas respectée par les deux camps afin de permettre l'acheminement d'une aide humanitaire et de procéder à des échanges de prisonniers.

Reprogrammer Astana

Face à la surenchère des deux camps, l'Allemagne tente de pousser en avant une solution politique, seul moyen selon Berlin de mettre fin au conflit. La chancelière Angela Merkel a dit espérer que la réunion permettra d'enrayer la spirale de la violence en Ukraine, mais elle a prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

Mme Merkel a expliqué qu'un des objectifs de la réunion était de reprogrammer un sommet à quatre à Astana, la capitale du Kazakhstan, après le report sine die de celui qui était programmé la semaine dernière, en raison de la recrudescence des combats. «Nous ne voulons pas d'une autre réunion entre présidents qui n'apporte aucun résultat», a-t-elle martelé en conférence de presse.

«J'espère donc que nous pourrons mettre quelques structures en place aujourd'hui. Je n'en suis pas sûre, je ne veux pas avoir trop d'attentes. Il est clair que le cessez-le-feu est de plus en plus fragile», a-t-elle ajouté.

Ingérence croissante

«Cette réunion n'a pas réglé tous les problèmes, mais elle a permis d'obtenir un accord sur le retrait des armes lourdes de part et d'autre de la ligne de contact agréée à Minsk le 19 septembre», a déclaré de son côté le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. «Le groupe de contact trilatéral se réunira dans les jours qui viennent pour mettre en oeuvre ce retrait.»

La situation s'est à nouveau détériorée ces derniers jours dans l'est de l'Ukraine, où les rebelles pro-russes ont intensifié leurs attaques et où Kiev a dit vouloir renforcer son dispositif militaire pour répondre à ce qu'il présente comme une ingérence croissante de Moscou. Le président ukrainien Petro Porochenko a dénoncé mercredi à Davos la présence de 9000 soldats russes sur le territoire ukrainien. (ats)

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