Scandale des devises: Accord attendu la semaine prochaine
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Scandale des devisesAccord attendu la semaine prochaine

Les autorités américaine et britannique devraient annoncer la semaine prochaine un accord avec des grandes banques, dont UBS, sur les manipulations du marché des changes.

Les pénalités devraient atteindre jusqu'à un milliard par établissement.

Les pénalités devraient atteindre jusqu'à un milliard par établissement.

Des accords séparés seront annoncés le même jour la semaine prochaine, a indiqué jeudi une source proche du dossier , ajoutant que les différentes parties sont en train de les finaliser.

Le département américain de la justice (DoJ), la Réserve fédérale (Fed), le régulateur des services financiers de New York (DSF) Benjamin Lawsky, le régulateur des marchés de matières premières américain CFTC et le régulateur britannique FCA sont les autorités concernées.

Pour ce qui est des banques il y en a cinq: UBS, JPMorgan Chase, Citigroup, Royal Bank of Scotland (RBS) et Barclays, a énuméré la source qui a requis l'anonymat.

Les pénalités financières vont aller jusqu'à plus d'un milliard de dollars pour chacun des établissements en fonction de leur rôle sur le marché des changes. Citigroup est par exemple la banque la plus active devant Barclays.

Immunité pour UBS

La banque suisse UBS, qui avait été la première à coopérer avec les autorités américaines, devrait écoper d'une amende et bénéficierait d'une immunité pour le reste, selon la source. A l'inverse, les quatre autres banques plaideraient coupables, assure la source, mais les négociations achoppent encore sur ce point.

L'addition sera lourde pour Barclays, qui devrait s'acquitter de plus d'un milliard de dollars, a dit la source. Ceci est dû, selon elle, au fait que la banque britannique avait refusé de s'associer à un premier accord de 3,26 milliards d'euros, annoncé en novembre dernier entre des régulateurs avec Citigroup, JPMorgan Chase, UBS, RBS, HSBC et Bank of America.

Le scandale des marchés des changes touche la plupart des grandes banques mondiales, dont les françaises BNP Paribas et Société Générale. Les accords prévus la semaine prochaine ne mettront pas ainsi fin à cette affaire.

Les régulateurs reprochent aux cambistes de grandes banques d'avoir utilisé des forums de discussions sur Internet et des messageries instantanées pour se concerter de façon indue afin d'infléchir un taux de référence du marché des changes. Ce gigantesque marché voit transiter quelque 5300 milliards de dollars par jour. (ats)

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