Genève: Accord conclu entre l'Etat et les cliniques privées
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GenèveAccord conclu entre l'Etat et les cliniques privées

Davantage de Genevois au bénéfice d'une simple assurance de base pourront se faire hospitaliser en milieu privé. Cela ne concernera pas toutes les spécialités médicales.

par
dra/ats

Les négociations ont été longues, difficiles, le Grand Conseil s'en est même mêlé, mais ça y est: le Département cantonal de la santé (DEAS) et les trois des principales cliniques privées genevoises (cliniques des Grangettes, de la Colline et la Générale Beaulieu) se sont enfin entendus. Sur les quelques 2500 hospitalisations que finance chaque année le canton, au minimum 75% d'entre elles seront réservés aux assurés de base. Cette proportion, unique en Suisse selon le DEAS, est aujourd'hui de 50%. L'Hôpital de La Tour à Meyrin, acteur majeur des milieux hospitaliers à Genève, a cependant refusé de se joindre à cet accord, qui porte sur trois ans.

L'Etat accorde des mandats de prestation aux cliniques privées pour prendre en charge certains patients au bénéfice d'une simple assurance de base. Selon le texte signé entre canton et acteurs privés, ces mandats concerneront 18 spécialités médicales, dont l'orthopédie et la chirurgie cardio-vasculaire.

Les cliniques privées genevoises s'estimaient auparavant victimes d'une inégalité de traitement. Elles contestaient la manière dont le Département de la santé voulait appliquer l'an prochain la législation fédérale sur le financement hospitalier. Désormais elles espèrent «pouvoir développer des collaborations entre hôpital public et cliniques privées en termes de formation ou de partage d'équipements lourds», a précisé le président de Genève-Clinique Gilles Rufenach.

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